
Dans mon jardin imaginaire, une odeur de café ; une table en fer forgé ; des chants d’oiseaux et cet air de guitare qui paresse. Les pétales éparpillés en pochades explosent de rire, le soleil danse, étreint les branches, la brise caresse dans un soupir.
Est-ce que je suis en train de lire ?
Il voyage, entre l’âme et le cœur, son tic-tac à rebours éternel et sans âge.
Il voyage, de corps en corps, de fleur en fleur, tantôt fidèle tantôt volage.
Dans mon jardin imaginaire, l’ancrage fredonne, il apprend à voler.
Libéré des naguères, le ciel frissonne, atterrit à nos pieds.
Serais-je en train d’écrire ou de chanter ?







