Aquarelle·Les aurores Floréal·Peinture·Poésie

Les fleurs de mes étés

Les fleurs de mes étés, aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

À demi-mot,
Un silence à fleur de peau.

Les absences.

Abysses et obscurités
Se soulèvent quelquefois
Quand je crie au bonheur,
Quand je crie à la joie.

Quand les fleurs de mes étés s’effacent
Où qu’elles aillent,
Quoi que je fasse.

Les errances.


Clap de fin pour la série « Les aurores Floréal », commencée en mai 2026.
Peintures abstraites, aquarelles figuratives et proses poétiques sont à retrouver en intégralité, ici

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La spirale

La spirale, aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

La forme de leurs sentiments bat la démesure des secondes ; une spirale, un enchantement.

Recroquevillées aux trop grandes chaleurs ou à la pluie, elles traversent la saison en saccades, et se pâment brusquement d’ennui.

Aimants à soleil aimant la nuit,
pluie de pétales sitôt arrivés, sitôt partis…
Le spectacle des onagres jaillit, explose, s’enfuit ;
Effloraison fantomatique
D’impalpables infinis.

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La sentinelle

La sentinelle, aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Tout tranquille,
La tête dans les nuages,
Sans envie, sans ennui ;
Immuable.

Ton coq couronné de choucas surplombe trois tilleuls, pèlerins figés à la floraison qui enivre et dont l’effeuillage dévoile, chaque année, le même nid de pie délaissé et désœuvré.

Un défilé, de mariés et de morts, de guerres, de nouveau-nés sous tes bardeaux de châtaignier
— mais tu n’as pas bougé.
La brise chatouille, le soleil baigne, la pluie illumine.
De toutes les saisons et de toutes les ères,
Cela est — et « cela » te suffit.

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Hortensias

Hortensias, Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

C’est ancien à présent, piétiné par le temps ; un hiver de froids et de tourments.

Je m’en rappelle comme alourdi de brume, allégé d’émotions. Des voiles encore, déformations-empirent, déformations-expirent. La mémoire fait ses choix, le chagrin semble évadé pourtant, enfui derrière l’amour parti.

Parachutée dans ces lieux gelés, cernée de fleurs momifiées.
Plein les rues, plein l’église… Elles fixaient mes errances, grisâtres, brunâtres, et sonnaient le glas en permanence, empâtées, incapables de mourir ou de quitter.

C’est ancien à présent, piétiné par le temps, alors, la tête houspille un peu le cœur et le sermonne.

Mais j’arriverai, un (très beau) jour, à les aimer !

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Au détour d’un chemin

Au détour d’un chemin, Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Au détour d’un chemin, témoins un arbre et le silence.
Le corps d’un rêve,
Le printemps dans l’hiver.

Mémoires et cendres toutes de pierre revêtues,
Ravivent les temps et les gens anciens.

Tes hiéroglyphes (devenus indéchiffrables)
et ces étoiles et ce cœur inconnus,

Un mystère dans la campagne.

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La nostalgie de l’avenir

La nostalgie de l’avenir, Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).


L’image ordonnée, l’image sage comme une image s’illusionnent.

Un vent de révolte parcourt tes pétales : la grâce de l’anarchie.

Ta douceur masque ton caractère ? Il suffit de regarder de près !

Bien plus charmante que dans mes songes ou dans mes souvenirs, à l’ombre, fortes chaleurs, parfois tu désespères.

Tu as la nostalgie de l’avenir, une bougeotte inextinguible.

Inassouvie et pourtant, tu n’as jamais gardé rancune à nos mains d’enfant qui te capturaient au passage, en courant, pour t’effeuiller à toute vitesse — parmi des éclats de rire.

Une dernière pirouette pour exister, délicate et singulière.

Confettis et jeux d’enfants, toujours aussi belle sur les pavés brûlants.

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Un chagrin

Un chagrin, Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

L’énergie d’un chagrin me poursuit depuis ce matin.

La vraie peine est partie sans un mot, sans un bruit, laissant l’appartement vide.
Juste un souffle de vent, mi-soupir mi-souvenir, léger comme une fleur sauvage.

Une éclipse.

Ce fantôme de chagrin erre et appelle en vain au milieu des extases, des joies qui crient victoire.
Esseulé et hagard — mort tout simplement ! Il ne s’est pas aperçu qu’il avait disparu plus vite qu’un soir d’orage.

Juste une empreinte sur les murs nus.

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« Impression, soleil levant »

« Impression, soleil levant », Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

L’amour sillonne, intrépide, le champ de blé. Une odeur de sucre, de riz en train de cuire dans du lait.

La mer qui envahit la campagne fait pousser le silence et jaillir en écume des lumières inconnues. Tout devient vague : frondaisons, pétales, bourdonnements…

Le ciel s’efface, puis reparaît, timidité et flamboyance à tour de rôle. Il s’amuse avec l’herbe, avec l’eau, avec ses regrets.

J’entends par-delà les oiseaux qui babillent ces paysages bâiller et soupirer.
Paysages repus, paysages comblés.

Surannés du présent contiennent Courbet, contiennent Monet.
Contiennent leurs perpétuelles éternités.

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Récit de la toile de Claude MONET : « Impression, soleil levant ».

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Rencontre

Rencontre, Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Éclosion rapide, en déroute — fragile.

Une sculpture en papier de soie bondit de sa coque en bois.
Elle savoure, fugitive, sa beauté saisie d’évidences.

La vie s’ouvre en corolle,
s’ouvre à elle,
saoule à soi.

Les bourdons plongent, puis s’abandonnent.

Leur plaisir fait plaisir, souffle à moi, s’ouvre à moi ; je les photographie, de passage — comme les pavots — ; de passage (comme cet instant) ; évanescents comme cette indécente floraison.

Un miroitement, un mirage.

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L’élan

L’élan, Aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Quelquefois doutes et appréhensions tombent en disgrâce.

Je ne sais pas comment, mais tout s’efface pour laisser place au soleil.

La vérité contenue dans le chant d’un merle, la couleur d’une étoile, au cœur d’un sourire ou d’un regard.

Un pardon, comme le pouvoir de changer le plomb en or.

S’alléger.
Croire sans un mot — et presque sans un signe.

Un parfum, une vision ou un sentiment.

Et les échos d’amour se prolongent, emportent haut, transportent loin.