
« J’ai compris assez récemment que peindre, même quand c’est inconfortable ou terrible, me relie à une sorte d’enfance » idéale « , que je n’ai pas connue, sans doute, mais que je recrée malgré moi au quotidien, au geste, à la joie.
Écrire m’enracine plutôt dans l’âge (béni) de l’adolescence, affleure puis caresse l’origine d’une sagesse qui s’interroge.
Si le corps explore les mots — par ressentis — et si l’intelligence se diffuse dans la toile, la chair de mes textes et l’analyse de mes peintures surgissent uniquement dans un second temps.
J’ai besoin des deux : peindre et écrire, pour FAIRE et ÊTRE corps, âme, esprit. Rejoindre la terre et puis le ciel. Exister et me sentir à ma place. Une évidence, donner et trouver du sens où il n’en existe pas.
J’ai besoin des deux et j’ai besoin de temps. Le temps de contempler, le temps d’être libre et le temps de féconder me paraissent aussi importants (peut-être plus) que les temps d’écrire ou de peindre, que les temps physiques de créer.
Une vie parallèle enfouie travaille sans cesse.
Je (ne) suis (qu’) en chemin. »
Extrait de ma nouvelle « Dimanche Bleu », sur mes pratiques de l’écriture et de la peinture (2025).
La toile associée à ce texte est à retrouver ici.




