
Activer la mémoire du renouveau, le temps de dire au revoir à chaque pierre.
Et le ciel devient poésie.
Peinture & Écriture

Activer la mémoire du renouveau, le temps de dire au revoir à chaque pierre.
Et le ciel devient poésie.

Le soleil à travers les draps,
Des pétales qui s’envolent,
enveloppent et se dérobent
Autour des corps nus.

Les silences naviguent sur le rebord du ciel comme sur le bout d’une langue lointaine et étrangère.
Je les regarde s’accrocher, s’échapper dans les nuages, emplir mon horizon d’invisibles rivages.
Pas d’orage dans les bleus ni de pleurs dans les ambres. Verts ailleurs, à saisir, à s’y méprendre.

Les monologues extérieurs à peine frôlés s’évanouissent, repartent illico en fumée.
Feus artifices ! Je les suis du regard dans leur délicate attention, leur délicate ascension vers plus jamais.

Premier croissant de lune, pudique, mais triomphant, tu te dévoiles, éblouissant le soleil. Ta présence, une prophétie, émerveille en silence, dénude les profondeurs, sculpte les poésies. J’adore… tes reflets qui frissonnent sur les terres et les mers de toutes mes fantaisies. J’adore ! tes cache-cache qui bouillonnent, illusionnent et rayonnent leurs sentiments transis.

Dernier quartier de lune,
Tu t’effaces en journée.
Je te regarde,
Des étoiles plein l’Imaginaire
Pendant que je promène ma liberté.

Chaud et froid se consolent
Dans le magma du ciel ;
Odyssée sans paroles
Autres que leurs sentiments.

Quelle couleur a la nuit : rock progressif, route de campagne et phares jaunis. Le cœur s’emballe, désombre les mélancolies.
Quelle candeur de l’âme quand le feu en jaillit dans la fraîcheur d’un temps que l’on croit immortel.
Tempêtes et mélodies polychromes se chamaillent quelquefois le même poème…

Souffleurs de rêves ; chuchotements d’entrailles d’une terre qui sème, qui s’ouvre, qui découvre ses failles. Magmas millénaires en quête de fusion, d’effusions éphémères.
Les songes anciens rejoignent ceux à naître, exaltent leurs élans, ailent leurs prières.
Les éveils dansent s’époumonent enivrent et s’émerveillent.

Dévaler les pentes douces, les cascades, les saccades des rêves. Des histoires sans paroles, comme les rayons de soleil d’une envie de pluie.