
Timides tumultes agitent fusionnent cherchent dans l’instant la sortie
Impossibles élans pardonnent abandonnent scrutent mes errances et mes nuits
Bondissent jaillissent pleurs éconduits joies maladives et leurs fuites.
Peinture & Écriture

Timides tumultes agitent fusionnent cherchent dans l’instant la sortie
Impossibles élans pardonnent abandonnent scrutent mes errances et mes nuits
Bondissent jaillissent pleurs éconduits joies maladives et leurs fuites.

À la frontière fragile des sentiments conquis : la peau, l’intimité sans mot. Ses ailes raturent mon brouillard. Son orgueil de phénix, le cœur battant la chamade, toutes ses cendres réunies en cascades retombent et se déploient sur moi.
À fleur de l’âme, cet invisible : ton parfum me raconte l’âge de nos libertés, l’ère de nos éternités empourprées et vives. Plein soleil !
C’est en fermant les yeux que je te vois — et que je te regarde.

À l’abordage de mes éternités :
Mon imagination rêve.
Je feuillette distraitement
Ses fantaisies abritées
(Discrètement ébruitées)
Volages — mais obstinées.
Tout le jaillissement des promesses.

Ballotté par les brumes, mon vague à l’âme danse ses errances.
J’attends qu’il s’échappe en fumée.

Le nouveau monde s’apprête en silence,
il berce la vie avec lenteur,
il bouillonne en secret.
Ses fleurs explorent,
avant d’éclore,
nos fêlures oubliées.

Évanouis, effacés
Tapis et obscurcis
Ils semblaient
Taris, oubliés
Échappés et enfouis
Ils souriaient
Surgis sans un bruit
Après le long silence
des années,
Le Palimpseste des jours heureux,
Le Parchemin des jours aimés.

Une vue étrangère,
Une ébauche
Une esquive.
Au cœur de la tempête
S’immisce et puis rouspète
La feinte du printemps.

Dans l’éboulement, une trêve :
La chute se retient.
Elle fige — tremblante et brève,
La vision hâtive d’un autre Destin.

Bientôt les hirondelles
Le soleil en paillettes
Et mes lèvres sur ta peau.

Je défriche des terrains vastes et vagues — des reflets.
La confusion m’enlace. Cajolée par l’écume, bercée par les tumultes, l’heure est à l’échappée.