Georges MATHIEU·Publications

1er février 1944: Attaque du maquis M.U.R. de l’Enseigne (Cantal)

Le chef allemand de Georges MATHIEU, Paul BLÜMENKAMP, reçoit (suites à des dénonciations de Français), des informations relatives à un maquis M.U.R. d’une vingtaine d’hommes, situé au carrefour de la route d’Aurillac à Marcolès et de la route de Saint-Mamet à la Capelle, dans le Cantal.

MATHIEU se souvient que le 1er février 1944, le Sonderkommando de Clermont-Ferrand se rend au camp de l’Enseigne, accompagné d’un fort détachement de soldats de la Luftwaffe, d’au moins 16 feldgendarmes et de deux indicateurs français.

Si de nombreux réfractaires parviennent à s’échapper, quatre maquisards sont tués au combat. Un de leur camarade se rend et les allemands arrêtent avec lui René DUBOIS. Tous les deux sont exécutés.

Les corps des jeunes hommes sont rassemblés dans une des cabanes du maquis qui est incendiée. La population a interdiction formelle de les récupérer.

René Alfred DUBOIS (21 ans) ; Maurice DUDAL (21 ans) ; Lazare LEWITANSKI (24 ans) et son frère jumeau Salomon LEWITANSKI (24 ans) ; Robert Charles REBOUL Robert Gueule d’Amour (20 ans) et Théophile WEIL (22 ans) décèdent ce 1er février 1944.

À la demande des familles, ils reposent au sein d’un même caveau, dans un Monument aux Morts du cimetière communal de Marcolès. Une stèle leur est également érigée.

> Le chapitre «  L’attaque du maquis de l’Enseigne, dans le Cantal « , qui contient notamment un témoignage inédit de Lucien CASSAGNE, est à retrouver dans l’ouvrage » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo « , pp. 144 à 154.*

* Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).

Georges MATHIEU·Publications

L’affaire Issoire-Orbeil-Sauxillanges

Le 26 décembre 1943, Paul BLÜMENKAMP et ses hommes, dont Georges MATHIEU, se rendent dans le secteur de Sauxillanges et d’Issoire, afin d’appréhender des dirigeants cantonaux des M.U.R.

Cette expédition est entièrement montée grâce aux Archives de Saint-Maurice.

Le Sonderkommando établit son P.C. à la caserne du 8ème Dragon, vers 10 heures du matin. Les personnes appréhendées y sont maintenues et interrogées.

Le lendemain, l’oncle d’un résistant est arrêté à Nonette.
Un kommando interpelle en outre l’adjudant de gendarmerie de Saint-Germain-Lembron et l’adjudant de la garde, à Breuils-sur-Couze, car tous les deux sont inscrits comme « favorables à la Résistance » sur le document des M.U.R.

Les Allemands récupèreront également trois dépôts inscrits dans les Archives de Saint-Maurice.

Cette action semble assez peu transmise, bien que Georges MATHIEU estime que le SD. ramène une vingtaine de prisonniers à Clermont-Ferrand.

Sont notamment déportés suite à cette expédition (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses) : Gabriel BOURDILLON ; Louis CHABRILLANGES (43 ans) ; Georges DELORT (46 ans) ; Joseph DISSARD ; Fernand DUPONT (41 ans) ; Louis Edmond FOUET Petit Louis ; Simone FOURNERY, épouse MAGAUD ; Joseph GAUTIER (49 ans) ; Henri KLEBOTH (32 ans) ; René MARÉCHAL ; Eugène MOREAU (43 ans) ; Claude NINLIAS (72 ans) ; le chef du S.R. des M.U.R. pour le Puy-de-Dôme André PAQUOT Quinquina (33 ans) ; Pierre ROUX ; Antoine SERONDE ; Hippolyte TALLON (46 ans) et Auguste VÉDRINE Blac.

> L’encart  » L’affaire Issoire-Orbeil-Sauxillanges  » est à retrouver dans l’ouvrage » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo «, pp. 135 à 138.*

* Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).

Georges MATHIEU·Publications

Les opérations contre d’anciens camarades M.U.R. de MATHIEU, du 9 au 13 décembre 1943

BLÜMENKAMP monte des actions contre les anciens camarades M.U.R. de Georges MATHIEU du 9 au 13 décembre 1943. Celui-ci participe activement aux expéditions.

Le 9 décembre, les Allemands appréhendent à Rochefort-Montagne, et déportent : Antoine ROUDEL Léopard ; Alice VOÛTE ; Jean-Baptiste VOÛTE (qui décède au camp de Melk à l’âge de 48 ans) et Joseph VOÛTE.

Le 10 décembre, sont arrêtés à Égliseneuve-d’Entraigues puis envoyés dans les camps : Jean-Baptiste TRILLAUD Petit Louis (qui meurt à l’âge de 33 ans à Bergen-Belsen) et Victor KLECTHKA.

Le lendemain, le SD. se rend à Vic-le-Comte. Sont capturés puis déportés: Antonin VIVAT Tonin (gazé à Harteim à l’âge de 51 ans) ; Henri VIVAT et Lucienne VIVAT.

Le 12 décembre, les Allemands commencent leur action à Vic-le-Comte par les arrestations d’Odette JARRIGE et de Robert BONJEAN.
Ils vont ensuite à Saint-Maurice-ès-Allier. Une douzaine de maquisards seraient présents dans le Château situé en plein cœur du bourg, où logent et où se réunissent des membres du 1er Corps franc d’Auvergne.
Le village contient également de nombreux dépôts de matériel des M.U.R.

Les résistants parviennent à s’échapper, apparemment protégés des regards par un épais brouillard.
Jean TAVERT, arrêté plus tôt et qui parvient à fuir, sera grièvement atteint au bras.
Des civils sont également touchés par des tirs de soldats allemands: Antoine VANTALON meurt d’une balle en plein cœur vers 10 heures. il avait 41 ans. Deux autres personnes sont blessées.

BLÜMENKAMP installe son P.C. dans l’école. EDZARD, à la tête de la Luftwaffe, le rejoindrait vers 14 heures, avec de nombreux soldats (vraisemblablement au moins 150), qui stationnent dans les salles de classe.

Des habitants sont appréhendés et auditionnés, sans violence, l’après-midi. Beaucoup de matériel, véhicules etc… sont découverts et de nombreuses habitations pillées.

Un couvre-feu est instauré à 18 heures, et une trentaine de personnes sont retenues dans une grange du village.

Le soir, l’agent du SD. Otto STAAGE met la main sur une serviette qui appartient aux M.U.R., et dont MATHIEU découvre après Ursula BRAND le précieux contenu. Il indique qu’il peut se « rendre compte, sur le moment, de l’importance de la trouvaille, car les papiers contenaient les listes de dirigeants des arrondissements, des cantons, des communes des M.U.R. pour le département du Puy-de-Dôme. Ces dirigeants figuraient sous leurs vrais noms et sous leurs pseudonymes. D’autre part, il était fait mention des chefs de brigade de gendarmerie, chefs de gare, agents des P.T.T. favorables à la Résistance. Il était question également du nombre d’hommes armés, de dépôts d’essence, d’armes etc…. la serviette contenait aussi un plan du département du Puy-de-Dôme avec les emplacements à occuper par les groupes de Résistance en cas de débarquement allié, et les coupures à effectuer sur les routes et les voies ferrées. Enfin, la serviette renfermait tout un lot de papiers [en blanc] provenant des différentes administrations [de Vichy], intendance, police, préfecture etc… »*

D’autres arrestations ont lieu au matin du 13 décembre 1943, et les interrogatoires reprennent.

Des témoins disent qu’EDZARD fait incendier le Château et « les maisons voisines » vers 11 heures, et que BLÜMENKAMP fait mettre le feu à une grange qui cachait un dépôt des M.U.R.

Le bilan de cette expédition est lourd.

Deux des habitants appréhendés au cours de cette action allemande sont fusillés en représailles à l’attentat des F.T.P.F. contre l’Hôtel du Globe, le 20 décembre 1943, au stand de tir du 92ème R.I. : Gaston BONNIOL (46 ans) et Roger SOMMEVIALLE (38 ans).

En comptant les deux arrestations de Vic-le-Comte le 12 décembre, vingt-et-une personnes (18 hommes et 3 femmes) sont envoyées dans les camps. Huit meurent en déportation et une peu après son rapatriement (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses) : Jeanne BERRIER (43 ans) ; Robert BONJEAN (24 ans) ; Antoine CHASSAING Le Pépé (mort des suite de déportation après son rapatriement, 61 ans) ; Augustin CHASSAING Brison (56 ans) ; Camille CHASSAING ; Ferdinand CHASSAING (51 ans) ; Marcel CHASSAING ; Yves CHASSAING ; Roger CLAUGE ; Émile DOUSSE ; Jean-Baptiste FOURNET (44 ans) ; Odette JARRIGE ; Raymond LECONTE ; Franck MÉRIEUX (40 ans) ; Marcel MOUGIN (31 ans) ; Marc ROUBY ; Pierre TASSET ; Robert TOURLONIAS (19 ans) ; Paul VIALLON ; Robert VINDIOLLET et Jeanne ZIMMERMANN Madame Martin.

> Le chapitre  » Les opérations contre d’anciens camarades M.U.R. de MATHIEU, du 9 au 13 décembre 1943  » est à retrouver dans l’ouvrage » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo «, pp. 108 à 127.**

*L’histoire de ce porte-documents, importante quant à la suite des répressions allemandes dans la région, est à retrouver dans le chapitre « Les Archives de Saint-Maurice », pp. 128 à 135.
** Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).

Georges MATHIEU·Publications

Table des Matières de « Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo »

TABLE DES MATIÈRES de « Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo ».

PRINCIPAUX SIGLES, p. 7
PRÉFACE de M. Gilles LÉVY, p. 9
NOTE DE L’AUTEUR, p. 13

I. RÉSISTANCE, p. 17
L’entrée de MATHIEU au mouvement Combat-Étudiant, p. 24
Christiane CUIROT, résistante et future femme de Georges MATHIEU, p. 28
Georges MATHIEU, agent du réseau Mithridate de Clermont-Ferrand, p. 31
MATHIEU intègre les Mouvements unis de la Résistance (M.U.R.), p. 35
Arrestation du couple MATHIEU, p. 42
Premières concessions, p. 53
L’Affaire Mithridate (dite de « L’organisation MASSON ») , p. 55

II. LES DÉBUTS DE GEORGES MATHIEU DANS LA COLLABORATION, p.77
1. Premier acte de collaboration de MATHIEU : la « Grande rafle » de l’Université de Strasbourg du 25 novembre 1943 :
– L’apport essentiel de MATHIEU lors du montage de l’opération, p. 78
– Le rôle de MATHIEU pendant la Grande rafle, p. 84
– La détention des membres de l’Université au 92, p. 94
2. Les opérations contre d’anciens camarades M.U.R. de MATHIEU, du 9 au 13 Décembre 1943 :
– Rochefort-Montagne, p. 108
– Égliseneuve-d’Entraigues, p. 109
– Vic-le-Comte, p. 110
– Vic-le-Comte et Saint-Maurice-ès-Allier, p. 113
– Saint-Maurice, le lendemain, p. 124
– Les « Archives de Saint-Maurice », p. 128
Intégration complète du couple MATHIEU au SD. de Clermont-Ferrand, p. 138
3. Opération du Sonderkommando de février et début mars 1944 :
– L’attaque du maquis de l’Enseigne, dans le Cantal, p. 144
– 1er mars 1944 : l’attaque contre le 1er Corps franc d’Auvergne et la rafle de Volvic, p. 158

III. GEORGES MATHIEU, CHEF DE L’ « ÉQUIPE FRANÇAISE DE LA GESTAPO DE CLERMONT », p. 169
1. Jean VERNIÈRE, p. 170
2. Affaire contre les réseaux Alibi et Jade-Fitzroy, p. 178
– Constitution de l’équipe française, p. 187
3. L’expédition contre Prondines, p. 190
Le Claveix, p. 194
La Luquine, p. 200
4. Tortures et exactions de l’équipe française, p. 208
– Différentes méthodes de torture, p. 213
– Les violences subies par les femmes, p. 217
– Les détenus morts suite aux tortures, p. 221
– L’envoi des détenus dans les camps de concentration, p. 227
5. La « Première affaire F.T.P.F. », p. 233
6. Affaire contre les organismes de liaison des M.U.R. :
– L’arrestation de Reclus, p. 243
– Arrestations de membres de la Résistance P.T.T. du Puy-de-Dôme, du Cantal, de l’Allier…, p. 254
– Arrestations aux Laboratoires Radioélectriques de Clermont-Ferrand, p. 264
– La condamnation d’Alfred DORMAL Claude, p. 273
7. La rafle de Gerzat, p. 276
8. La Grande rafle d’employés et résistants du Service des Transmissions et de la Signalisation (S.T.S.), p. 283
9. La « Seconde affaire F.T.P.F. », p.298

IV. FIN DE PARCOURS, p. 309
1. Tentative désespérée (et tardive) de rallier la Résistance, p. 309
2. La fuite, p. 316 3. Repli de l’Aussenstelle, du Sonderkommando de Clermont-Ferrand et de Jean VERNIÈRE, p. 322
4. Les Procès de Georges MATHIEU et des membres de l’équipe française du Sonderkommando de Clermont-Ferrand, p. 338
– Instruction judiciaire et procès de Georges MATHIEU, p. 343
– Le procès de Christiane CUIROT, Veuve MATHIEU, p. 364

V. ÉPILOGUE : Georges MATHIEU, simple « traître » ou agent double ?, p. 385
– Infiltration de Combat-Étudiant ? , p. 388
– Infiltration des M.U.R. ? , p. 390
– Un prisonnier arrêté par MATHIEU dès septembre 1943 ? , p. 400

ANNEXE DES DÉPORTÉS, p. 405
ANNEXE I : Robert GOTHRY, p. 406
ANNEXE II : Quelques précisions sur le chapitre concernant l’arrestation de Jacques BINGEN, p. 421

COTES DES DOCUMENTS D’ARCHIVES, p. 426
BIBLIOGRAPHIE, p. 445
Journaux, p. 448
Articles, p. 449
Résistance d’Auvergne et notices A.F.M.D. de l’Allier, p. 452
Notices du Maitron, p. 454
Principaux liens internet, p . 455
Filmographie et crédits photographiques, p. 458

TABLE DES MATIÈRES, p. 459

REMERCIEMENTS, p. 462

ENCARTS:
* Georges MATHIEU, fils d’un militaire de carrière (p. 17) * Le mouvement Combat
(p. 23) * L’arrestation de Raymond STOURDZÉ Samy (p. 27) * Le réseau Albert-Armand (p. 30) * Le réseau Mithridate (p. 32) * Les premières arrestations d’agents Mithridate sur le territoire (p. 43) * Ursula BRAND (p. 45) * Robert ROTH et Joseph KALTSEISS (p. 48) * Martin GRÜNEWALD (p. 56) * La disparition d’Henri PRAT (p. 59)
* Le calvaire de Marius POURTIER (p. 63) * Les résistants Mithridate fusillés au 92
(p. 67) * La mort de Nestor PERRET (p.69) * Le repli de l’Université de Strasbourg à Clermont-Ferrand (p. 80) * Le jeune Henri BLANCHET (p. 92 ) * Le « mythe » de l’Université de Strasbourg (p. 96) * L’affaire AUBERTIN (p. 106) * Le « Château » de Saint-Maurice-ès-Allier (p. 114) * Une victime civile : Antoine VANTALON (p. 118)
* La fuite de Jean TAVERT (p. 120) * Pierre FROBERT, arrêté suite à l’opération contre Saint-Maurice (p. 127) * L’opération contre Billom (p. 132) * L’Affaire Issoire-Orbeil-Sauxillanges (p. 135) * Maquisards tués au combat ou fusillés par les Allemands le 1er février 1944 à Marcolès (p. 149) * L’affaire de Riom (p. 154) * L’opération contre Lespinasse vue par « Le M.U.R. d’Auvergne » et les Allemands (p. 160) * 5 Mars 1944 : les assassinats des frères Pierre LANGLAIS et Gabriel LANGLAIS et de Paul PRÉVOT à Saint-Ours-les-Roches (p. 166) * Gérard VERNIÈRE (p. 174) * La seconde affaire Jade-Fitzroy (mai 1944) (p. 184) * Le « tournant » du printemps 1944 (p. 190) * Les fusillés du Claveix, le 30 mars 1944 (p. 196) * Expédition contre les maquis de Champeix (avril 1944) (p. 204) * La responsabilité de MATHIEU dans le martyre d’Anne Marie MENUT Marinette (p. 224) * Changements d’effectifs au sein du Sonderkommando de Clermont-Ferrand (p. 229) * Le retournement du commissaire militaire régional aux effectifs des F.T.P.F. (p. 237) * L’infiltration d’Alfred DORMAL Claude (p. 243) * Jacques BINGEN et la volonté de combattre sur le territoire (p. 249) * Le réseau P.T.T., un maillon essentiel de la Résistance (p. 254) * Le martyre de Marcel RAPARIE (p. 261) * Alfred LELLUCH, assassiné par le SD. (p. 269) * Frantz BAMBACH (p. 276) * Le Service des Transmissions et de la Signalisation (p. 284) * Les suites des auditions de
« l’affaire Pyramide » et de la rafle du S.T.S. (p. 295) * L’exécution de Joseph FOURNIER Jean (p. 300) * Paul SAUTAREL (p. 318) * Léon BISENIUS Dubois, agent Luxembourgeois du SD. de Clermont-Ferrand (p. 325) * Kurt ECKHARDT (p. 327) * Jules DUBREZ (p. 328) * Marc BAUDOIS (p. 332) * Le procès de « la Gestapo de Clermont-Ferrand » (p. 335) * Procès de Louis BRESSON (p. 361) * Procès de Jean VERNIÈRE (p. 374) * Jeanne SAUTAREL (p. 382)


Georges MATHIEU·Publications

Index « Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo »

A

* André AALBERG * Jean Marius ACHARD * Jean ACHON * Konrad ADRIAN * Koen AERTS * Jean AIZIER * Berthe ALBRECHT * Anastase ALLAIN * Marcel ALLIOT * Maxime ALLIOT * ALLORY  * René ALLOUX * René AMARGER * François AMOUDRUZ * Adrien AMOUROUX * Marthe AMOUROUX * Paul AMOUROUX * Paulette ANGLARET-GAZEL* Jules ANNÉSER * André ANTONI * Antonin APCHER * Roger APPEL * Louis ARAGON  * Simone ARCAMBAL * Lucien ARMAND * Yvette ARMAND * Georges ARNAUD * Xavier ARTIGNAN * Joseph d’AUBER de PEYRELONGUE  * Alphonse AUBERTIN * Georges AUDOT * Maxime AUGUY * Joseph AUTRET * Antonia AVEL * Joanny AVEL * Antoine AVININ

B

* Gérard BACH * Georges BACHELET * Frantz BAMBACH * Gabriel BARBARIN * Klaus BARBIE * Pierre BARBIER * Antony BARDIN * Claudius BARDIN * Jacques BARDOUX * Francisque BARRAIRE * François Marie Bernard BARRIER * François Marius Henri BARRIER * Simone BARRON * Étienne BARTHÉLÉMY  * Hervé BARTHÉLÉMY * Lucien BASTET * Julien BAUDOIS * Marc BAUDOIS * Sylvain BAUDOIS * Henri BAULIG * Maurice BAYLE * Louis BAZIN * BEAL * Pierre BEAULATON * Georges BECCOLARO * Louis BÉCHARD * Madeleine BEGON  * Marc BENIER * Marcel BERECK * Maurice BERGER * René BERGER * André BERGUET * BERNARD (grossiste) * Adolphe BERNARD * Johannès BERNARD * Pierre BERNARD* Jeanne BERRIER * Robert BERRIER * Louis BERTIN * Jean-Pierre BESSE * Hermann BICKLER * Henri-Ferréol BILLY * Bérangère BINET * Jacques BINGEN (chapitre) * Henri BLANCHET * Louis BLANCHOT * Pierre BLANQUET * André BLOCH * Ginette BLUM * Janine BLUM * Marthe BLUM * Pierre BLUM  * Paul BLÜMENKAMP * Jules BOÉDOZ * Karl BŒMELBURG * Antoine BOILLE * Paul BOISSAT * Pierre BOISSY * Micheline BONCHAMP * Pierre BONICEL* Robert BONJEAN  * Georges BONNET  * Maurice BONNET * Gaston BONNIOL * Edmond BORIE * BORIS * BORMANN ou WORMANN * Marguerite BORZER * Jules BORY * Marie Valentine BOUAZIZ * André BOUCHARDON * M. et Mme BOUCHEIX * Claude BOUCHINET-SERREULLES * BOUESSEL-DUBOURG * Mme BOUGARD * Robert BOUILLARD * Jean BOURDEIX * Juliette BOURDEIX-RAYMOND * Jean-Louis BOURDELAT * Maurice BOURDUGE * Joseph BOURGADE * Roger BOURGOIGNON * Louis BOURRAT * Pierre BOUTANG * Jacques BOUTET * Aimée BOYER * Charles BOYER * Ursula BRAND * René BRAULT * Henri BRESSON * Jean BRESSON * Louis BRESSON * Jacqueline BROMBERGER * Jean BRUN * Louis BRUNET * Edwin BRODKA * Von BRODOWSKI * Albert BRONNER * Marie-Thérèse BROSSE * Paul BRUN * André BUET * Hermann BÜHLER * Émile BURCEZ

C

* Denise CAHEN * Jean CAHEN * CAILHAUD (inspecteur) * Charles CARON * Lucien CASSAGNE * Marcel CASTIÉ * Jean-Paul CAUCHI * Charles CAUDRON * Lucien CAUT * Gaston CELLIER * Paul CERF * Jean CHADESSE * Louis CHALLÉAT  * René CHALMET * Albert CHALUS * François CHALUS * Emmanuel de CHAMBOST * Jean Élie CHAMORET  * Félix CHANSÉAUME * Djénane CHAPPAT  * CHAPELLE (Mlle) * Michel CHAPELLE * Jacques CHAPUT * Marcel CHAPUT * Marie CHAPUT * René CHAPUY * Georges CHARAUDEAU * Achille CHARRIER * Marguerite CHARRIÈRE * Jean CHARROIN * Serge CHARRON * Antoine CHASSAING * Augustin CHASSAING  * Camille CHASSAING * Ferdinand CHASSAING * Marcel CHASSAING * Marie CHASSAING * Yves CHASSAING * Léontine CHASSAING-DOUISSARD * Simone CHASSAING-GOMOT * CHASSARD (maire) * CHASTAING (gendarme) * Alphonse CHATAÎGNIER * Guy CHÂTILLON * Robert CHAUDOYE * Camille CHAUMONT * Jean CHAUVINEAU * CHAVALIER * Marie-Élisabeth CHAYET * Clovis CHIRIN * Robert CHOCAT * Jean-Joseph CHOMETTE * Paul CHONIER * Gérard CHOUVY * Charles CHOUVY * André CITROËN * Roger CLAUGE * CLAVERIE (Famille) * Élie CLÉDEL * Tanneguy de CLINCHAMP-BELLEGARDE * Louis CLOUVEL * COCHET (général) * Jean-Baptiste COHADE  * Victor COHALION * Jean COISNES * Marguerite COLAS * COLIN * Albert COLLAS * Paul COLLOMP * Emmanuel COMBEMOREL* Serge COMBRET * Congo * Daniel CORDIER * Marie CORNILLON
* Roger CORNILLON * Louis CORNUÉJOULS * Francisque CORNY * Alfred COSTE-FLORET * Aline COUDERT * Pierre COUDERT * Émile COULAUDON * COULON (gendarme) * Roger COURNIL * Achille COURSET * Alexandre de COURSON de la VILLENEUVE * Pierre COURTIAL * Marcel COURTINE * Marcel COUSSERAND * René COUTAREL * Georges CRAMOISY * Christiane CUIROT (épouse MATHIEU) * Pierre CUOQ

D

* DALLAN  * DANIEL (adjudant) * André DANJON * François DARLAN * Joseph DARNAND * Joseph DASKOBLER * Rollin DAUCHIN * Philippe DAUDET * Jean Alfred DAUPHIN * DAURIAC (Mme) * Lucien DEBAS * Marguerite DEGEORGE * Marcel DEGLIAME-FOUCHÉ * DELORD (colonel) * Jacques DELSUC * Frédéric DELVOTE  * Jean DEMAY * DENTZ (général) * Michel DEQUAIRE * DESCHAMPS * J. DESCHAMPS * Théophile DESFRETIÈRE * Pierre DEVÈZE * René DIETRICH * DIF (inspecteur) * Marcel DIOGON * Arsène DIXMIER * Roman DLUGOSZ * Henri DODINET * Raymonde DODINET * Claude DOMAS * Alfred DORMAL (chapitre) * Josiane DOUISSARD-PELLIZZARO * Émile DOUSSE * Marie DREYFUS * Paul DREYFUS * Achille DUBOIS * René DUBOIS * DUBOUCHET (inspecteur) * Édith DUBREZ * Jules DUBREZ * DUCHANGE (ingénieur) * Maurice DUDAL * ÉLIE DUGAY * Marie-Louise DUMAS * Paul DUMAS * René DUMAS * Jean DUMONTEL * Ernst DUNKER * Georgette DUPERRAY * DUREPAIRE (administrateur foyer Gallia) * Louis DURIF * Jean DUTHEIL * René DUTROY * DUVENT

E

* Jean-Pierre EBEL * Lucien EBEL * André ÉBERT * Étienne ECKERT * EDZARD (colonel) * Madeleine ELBOGEN * ENGELMOHR * Robert EPPEL * EPTING * Louis ERBS * Robert Espagne * Antoine ESPINASSE * ESSIG (Mlle) * Roger ESTORGUES * Jérôme ESTRADA * André ETAVE * René ETELLIN * Gaston ÉTOURNEAU * Marie-Thérèse ÉTOURNEAU * Renée ÉTOURNEAU * Jean-Louis EUTIQUE * Albert ÉVAUX

F

* Otto FALK * Louis FANGHOUX * Raymonde FANGHOUX * FARGEIX (charcutier) * Félix FAROUAULT * FAUGERAS (garagiste) * André FAUGÈRE * Bonnet FAURE * Marius FAURE * Émile FAYE * Louise FAYE * Jacques FELDBAU * Laurent FELDMANN * Monique FELDSTEIN * Louis FERRAND * FERTIG * Jacques FEUERSTEIN * Joseph FEUERSTEIN * Pierre FEUERSTEIN * FISCHER * Justin FISCHER * Paulette FISCHER * Serge FISCHER * Laurence FLANDIN * Joseph FLESCH * Mme FONTAINE * Anne FONTFRÈDE * Antoine FONTFRÈDE * Léonce FORESTIER * Robert FORESTIER * Jean-Baptiste FOURNET * Jeanne FOURNET-FAYARD * Édouard FOURNIER * Émile FOURNIER * Joseph FOURNIER * Marcel FOURNIER * Maurice FOURNIER * Robert FOURNIER * Jean FOURSAC * Édouard FRADIN * Roger FRAISSE * Jules FRANCESCHI * Armand FRANCFORT * André FRANCHI * Augustine FRARE * Henri FRENAY * FRÈRE (général) * Pierre FRÉRY * Julien FREUND * Guy FRIC * Marcel FRITSCH * Mathilde FRITZ * Pierre FROBERT * Albert FUCHS * Jean FUCHS * FUHRMANN

G

* Louis GABOREL * Élise GAGNOL * Lucien GAIDY * Marcel GAILLARD * Rose GAILLOT * Pierre GALAIS * GALLINGER (docteur) * Robert GANDAR * GARCIE (colonel) * Jean GARDETTE * Fernand GÂTEAU * Adrienne GATHIER * Paul GAUBIN * Charles de GAULLE * Roger GAUSSENS * Léger GAUTHIER * GAUTIER (adjudant) * Pierre GAUTIER * Roger GAUTIER * GAYTON * Rémy GAZEL * Hugo GEISSLER * Jean GEISWILLER * GENDRE (docteur) * Lucien GENEBRIER * Maria GENEBRIER * André GÉRARD * GEYER * Marcel GHERSON * Jean GIACCOBI * Pierre GIRARDOT * Bernard GIRAUD * Lucien GIRAUD * Henri GIRAUDON * Jacques GIRODROUX * GIRONDE (Mme) * Henri GIROUX * Joseph GLATH * Louis GODARD * Serge GODARD * Simone GODARD * Katia GOLDMAN * Jean-Paul GONDEAU * Andrzej GORECKI * Robert GOTHRY * Danièle GOUBEAUX * Maurice GOUJARD * Marcel GOUPIL * GOUTHY * Albert GRAF * Marie GRANET * Eugène GREFF * Christophe GRÉGOIRE * Léon GREILSAMMER * Marie-Françoise GREMINGER * Georges GREINER  * Stanislaw GRENADJER * Mme GRENIER * Yvan GROSJEAN * GROUSSOW * Martin GRÜNEWALF * Eugénie GUÉRIN * Daniel GUICHARD * André GUILLAUME * Marcel GUILLAUME * Henri GUILLAUMIN * Edmond GUILLEMIN * Jean GUILLOT * Marcel GUITTET * GULLICH * Charles GUYOTJEANNIN

H – I

Marcel HAEFFELE * Paul HAGENMULLER * HANS * Charles HAUTER * Bernard HEBERT * Émile HECKLY * Claude HEIMENDINGER * HEITZMANN * Geneviève HELMER * Chrétien HENNI * Pierre HERBINGER * Jean HERBST * Hermann HÉRING * Henri HÉROLD * d’HÉROUVILLE * Didier HEUMANN * Paul HILFIGER * François HIMLY * Adolphe HITLER * Geneviève de HODY * de HORTER * Robert HUGUET * Georges HUSS * Jean-Pierre HUSSON
IMBAUD * Georgette IMBERT * Germain IMBERT * André INFARNET

J – K

* Jean JAEGER * Robert JANTHIAL * JARRIER * Alfred JARRIGE * Lucien JARRIGE * Odette JARRIGE * Charles JARRY * JEANDEL * Ruth JESSEL * Bhimo JODJANA * Raymond JONCOURT * Jean JONQUET * JOSUÉ (inspecteur) * JOUANNEAU * Gaston JOUBERT * Mme JOUBERTON * Jacques JOURDA * Annet JOUVENCEAU * Stéphane JOUVET * Roger JUAN* JUMEY* Joseph KALTSEISS * KÄMPF * Hubert KARMANN * KASTNER (substitut) * Armand KELLER * Feiga KESCHNER * Hersch KESCHNER * Pierre KESSLER * Hans KIEFFER * Jean KIEHL * Alphonse KIENZLER * Albert KIRRMANN * Victor KLECTHKA * Boris KLEIMAN * Claire KLEIN * KLEVI * Helmut KNOCHEN * David KORN-BRZOZA * Georges KOZLICA * Franz KRABBE * Richard KRAUSS * Anton KUBACKI * Franz KUCHLER * Stéphanie KUDER * Marie KULMANN

L

* Raymond LABAUNE * Pierre LABBAYE * Marcel LABORIER * Berthe LABOURET * Raymond LABRAM * Guillaume LABROUSSE * Maurice LAC * LACAZE * Jean LACHAISE * Joseph LACHAUD * Marie LACHAUD * Antonin LACOMBE * Clothilde LACOUR * Gabriel LACOUR * Joseph LACQUIT * Renée LACQUIT * Yvonne LACQUIT * Fernand LAFAYE * LAFFONT (commandant) * Germaine LAFITTE * Jean-Pierre LAFON * Philippe LAGARDE * Jean LAGARDÈRE * Ernest LAHAYE * LAIRE *Claude LAIRE * LALANDE * Pierre LALOY * Auguste LANGENBACH * Gabriel LANGLAIS * Pierre LANGLAIS * Victorine LANGLAIS * Marcel LAPAQUE * Ernest LAPEYRE * Pierre LASALLE * Jean LASSAGNE * Jean LAURENT * André LAUTTELIER * Pierre LAVAL * Jean LAVOYE * Éliane LEBLANC * Marcel LEBOUCQ * Camille LECLANCHÉ * Edmond LECLANCHÉ * Sophie LECLANCHÉ * Raymond LECONTE * Claude LEDANSEURS * Georges LEDANSEURS * Jean Le DEUNFF * Marie-Hélène LEFAUCHEUX * Auguste LEFEUVRE * Marc Le GALL * Yves LÉGER * LEGUICHARD * Robert LEGUILLON * Marcel LEHNE * Pierre LEIDIER * Suzanne LEIDIER * Paul LEISTENSCHNEIDER * Mathilde LEJCZYK  * Marcel LEJEUNE * Marceline LEJOUR * Jacques LELIÈVRE * Josette LELIÈVRE * Alfred LELLUCH * LEMETAYER (inspecteur) * Jean LÉPINE * Robert LERICHE * Louis Le ROUX * LEROY * Louisette LESCHER * Marcel LESCURE * Jean LESME * Pierre LESPIAU * LETAILLER * Marc LEUCHTER * Gabrielle LEVAILLANT * Jacques LEVAILLANT * Serge LÉVI * Albert LÉVY * André LÉVY * Arlette LÉVY * Claude LÉVY * Gilles LÉVY * Marcel LÉVY * Paul LÉVY * Lazare LEWITANSKI * Salomon LEWITANSKI * Roger LEYRIT * Jean LIBERT * LICHNÉROWICZ (époux) * Henri LIGNERAT * Jacqueline LIGNERAT * Jean LIGNERAT * Kurt LISCHKA * Antoine LLORCA * Paul-André LOBSTEIN * José LOPEZ * Marguerite LOPEZ * Dominique LORMIER * Félix LYON

M

* Willy MABRUT * Henri MADELINE * MADRANGE (Mme) * Léonard MADRANGE * Jean MAGNARD * Maharadja * Boleslaw MAJKRZAK * MALGRAS * Ernest MALLET * Étienne MALLET * Maurice MALLET * Roger MALLET * Maurice MALLY * MANDON (Famille) * Antonin MANDON * Germaine MANDON * MANRY * MARANDON (professeur) * Marcel MARANDON * Georges MARCHADIER * Jean MARCHESSOU * Abel MARCOLLET * Antonin MARCONNET * Roger MARCONNOT * Henri MARGRAFF * Gaston MARIOTTE * Henri MARLIN * Louis MARS * Eugène MARSAT * Robert MARTEL * MARTIN (Famille) * Daniel MARTIN * Rémi MARTIN * MARTINEZ * Abel MARTINON * Antonine MARTINON * Pierre MARTINON * Robert MARTINON
* Eugène MARTRES * MARTY * Robert MARTY * François MARZOLF * Zdzislaw MASZADRO * Léon MATARASSO * Gabriel MAUGAIN * Roger MAURIN * Charles MAURRAS * MAURY * Fernand MAYADE * Gérard MAYET * Louis MAZEL * MAZET * Jean MÉDERLET * Georges MEHR * Clément MEIS * Robert MENCHERINI * Pierre MENDÈS-France * François de MENTHON* Marinette MENUT * Max MENUT * MERCIER (capitaine) * Maurice MERCIER * Pierre Roger MERCIER * Franck MÉRIEUX * Joseph MERLE * Jean MÉTIN  * Jules MEYER * MEYNARD * Patrice MIANNEY * MICHAELIS (Mme) * Lucien MICHEAU * Marius MICHEL * Paul MIGLIONICO  * Robert MIGOT * Nicolas MILOSEVIC * Jacques MIOCHE * MIQUEL (lieutenant) * Maurice MIRABEL * Claude MOÏSE * Pierre MONÉDIÈRE * Adolphe MONTAGNON * Bernard MONTARNAL * Jeanne MONTAVID * René MONTAVID * Lucien MONTEL * Marius MONTMORY * Gabriel MONTPIED * Francis MORAND * Marcel MOUGIN  * MOUILLAUD * MOUILLEAU * Jean MOULIN * Camille MOURGUES * MOREAU (inspecteur) * André MOREAU * Paul MORISSON

N – O

* Otto NÄGELE * NAUDY (commandant) * NAVARRO * NICOLAI * Pierre NICOLLAUD * Emma NIKIS * Mario NIKIS * Juro NIKOLIC * Margerite NOEL * Henri NOGUÈRES* Carl OBERG * André OCHS * Max ŒSCH * OFFERMANN* Guy OLIVIER * OLKE * OLLIER (docteur) * Jean-Baptiste ONDET * Raoul OPPICY * Gabriel OSTIER * Jacob OTTMANN

P

* Jean PACAUD * Jean-Baptiste PACCARD * André PAILLARSE * Éric PANTHOU * Alexandre PAPPÉ * Antonin PAQUET * André PAQUOT * PARMENTIER (commandant) * Maurice PARMENTIER * Alexandre PARODI * Aldo PASSCETO * Pierre PASSEMARD * Roger PASSEMARD * Étienne PASZKIEVIEZ  * Georges PATURET * Raymond PAUL * Pierre PAULZE * Raymond PAVIOT * Gabriel PAZIAUD * Kurt PEGLOW * PEIRAT (Mme) * Ginette PELLE * Guy PÉNIDE * Marcel PÉPIN * Gaston PERNOT * Félix PEROL * Maurice PEROL * François PÉRON  * Roger PÉRONEILLE * Jean PERRÉ * Nestor PERRET * PERRIN * PERRONARD * Philippe PÉTAIN * Georges PETER  * Luc PETETIN * Joseph PEYRIN * Oskar PFEFFER * Marie PFISTER * PHILIP * Robert PIAT * Jacques PICARD * Roger PICARD * André PIGNOL * Raymond PINARD * Georges PINAUD * Henri PINSON * Angèle PIPET * Lucien PIREYRE * Fernand PIRONON * Marie-Louise PIRONON * Alexis PIROTTON * Arnold PIROTTON * PLANCHE (avocat) * René PLEVEN * POIGNET (capitaine) * Jean POINAT * Jean POMEL * Angéline POMMEYROL * Ambroise PONCET * PONS (avocat) * Germain PONTILLE * Pierre PORTAIL * Camille POUGHEON * Jean POUGHEON * Martin POUGHEON * Jean-Marie POURTIER * Marie-Louise POURTIER * Marius POURTIER * Henri PRAT * Ernest PRELBERG * Marcel PRÉLOT * Paul PRÉVOT * Gisèle PROBST * Rose PROBST * Roger PRUDHOMME-LACROIX

Q – R

* André QUIQUANDON * Jean QUIRIN
* Henri RANDON * Marcel RAPARIE * Suzanne RAPARIE * Pierre RATEAU * RAYMOND (abbé) * Pierre RAYMOND * Georges RAYNAUD * Robert REBOUL * Marcel REBOUT * Paul REISS * Jacques RENOUVENIN * Gabrielle RÉMY * REVERS (général) * REVERSAC * Marcel REY * Pierre RIGAL * Anthony RIGAUDIÈRE * Georges RINGARD * Louis RIOU * Rémi ROBELIN * Henri ROCHAT * Alphonse ROCHE * Alfred ROCHON * Marius ROCHON * de la ROCQUE (colonel) * ROCQUES * ROLLAND * ROLLIER * Gabriel ROMON (ou RAMON) * RONGIER (docteur) * ROSIER * Louis ROSIER * Marie ROSIER * Charles RÖSS * Robert ROTH * Marc ROUBY * ROUCHER * Charles ROUCHER * Antoine ROUDEL * François ROUSSEL * Henri ROUSSEL * ROUSSET (maire) * Basile ROUSSON * Émile ROUX * André ROUXEL * ROYER (milicien) * André ROYER * Paul ROZENBAUM * Yvette RUDEL ROUSSEL-CIQUARD * Raymond RUFFIN * Jean RUSTAN

S

* Marc SABADEL * Louis SACRÉE * Charles SADRON * SAINTENAC * Ézéchiel SAIZ-LOPEZ  * Jean-Marie SALÄUN * Joseph SALÄUN * Jean SALOMON * SANCIAUME * André SANITAS * Jean SANITAS * Joseph SANITAS * Roger SAULCY * SAUNIER (Mlle) * Jeanne SAUTAREL (épouse BRESSON) * Paul SAUTAREL * Maurice SAUVADET * SAUVESTE * SCHAEFFER * Friedrich SCHERHAG * Étienne SCHLUMBERGER* Georges Marie SCHMIDT * SCHNEIDER * Fred SCHNEITMANN * Claude SCHOËN * SCHÖTTLER * SCHUMANN * Alfred SEGUY * Maurice SEIGNON de POSSEL DEYDIER * SENNER * Isidore SERBAN * Antoine SERRE * Michelle SERRE * Claude SERVAJEAN * Étienne SERVANT * SERVIER (Mlle) * Pierre SERVOIR * SHROEDER * Gabrielle SIDLER * SIDOUX (inspecteur) * Frédéric SIEGRIST * Paulo da SILVA * Charles SIMON  * Stéphane SIMONET * Henri SIMONNET * Georges SIMON-SCHNEIDER * Henri SINTES * Raïssa SMIRNOV * André SOLSTRET * Gaston SOMMESOUS * Roger SOMMEVIALLE * Albert SOUCHAL * Robert SOUCHAL * Jean SOULES * Yvette SOUQUIÈRES * Raphaël SPINA * Georges SPINDLER * Otto STAAGE * STEPAN (Mlle) * Bernard STOECKEL * Joseph STOECKEL * Raymond STOURDZÉ * Georges STRAKA * Raymond STRAUSS * Dimitry STREMOOUKHOFF * Von STÜLPNAGEL

T – U

* Lucienne TAGNARD * Paul TAGNARD * Théophile TAILLANDIER * Henri TANNIÈRE * Marc TARTIÈRE * Pierre TASSET * Jean TAVERT * Françoise TERME * Max TERRASSE * Robert TERRASSE * Jean TESSON * TEYSSIER (colonel) * THÉRON (famille) * Eugène THIL * Claude THOMAS * Guy THOMAS * TIXIER (Mme) * Jean TIXIER * Otto TOROK * Alexandre TOUCHE * Marthe TOUCHE * Jean TOURAILLE * Robert TOURLONIAS * Léon TRAMEL * TRANCHANT * Jean-Baptiste TRILLAUD * Marie-Louise TRILLAUD * Édouard TROUPENAT * Joseph TUDES * André TURICHI U
* Boris UNGEBAUN * Ernest UNGERER * Armand UTZ

V

* Louis VACHER * Marcel VACHER * Régine VACHER * VALETTE (cafetier) * Philippe VALODE * VALLE (Mme) * François VALLET * Louis VALLON * Georges VALTON * Pierre VALTON * Germaine VANNIER * Antoine VANTALON * Jean de VAUGELAS * Auguste VEDRENNE * ROGER VEINBERG * VERACH * Jean VÉRAN * VERDIER (Famille) * VERNADAL (Mme) * Pierre VERNADAL * VERNEAU (général) * VERNET * Jean VERNEY * Anaïs VERNIÈRE * Charles VERNIÈRE * Gérard VERNIÈRE * Jean VERNIÈRE * François VEYSSIÈRE * Roger VEYSSIÈRE * VIALATTE * Jean VIALIS * Théo VIAL-MASSAT * Louis VIDAL * VIGNANCOUR (avocat) * Henri VIGNEAU * VIGOUROUX (cafetier) * Georges VILLERMET * Albert VINCENT * Georges VINCENT * Alvaro VINCENT-GIL * Lucien VINDIOLLET * Robert VINDIOLLET * Albert VINTROU * Anna VIRGILE  * Claude VIRLOGEUX * Jean VIRLOGEUX * Pierre VIRLOGEUX * René VITOU * Antonin VIVAT * Henri VIVAT * Lucienne VIVAT * Alexandre VIVIER * Gustave VOGEL * Alice VOÛTE  * Jean-Baptiste VOÛTE * Joseph VOÛTE

W – Y – Z

* Paul W. * Emmanuel WASSER * Avenir WASSILIVEFF ( ou VASSILIEV) * Frida WATTENBERG * Georges WEBER * WEIL (agent Mithridate) * René WEIL * Théophile WEIL * Henri WEILBACHER * Jacqueline WEILL * WEISS (professeur) * WIEDMANN * Magda WIEGRAND * Margerite WILFING * Gustav WILKENS * Élisabeth WILL * Georges WINTZERITH * Jean WOLFF * Robert WYSS
* Jacques YVON
* Élisabeth Charlotte ZEIBL * Gaston ZELLER * Charlotte Von ZESSL (ou ZEISEL) * Jeanne ZIMMERMANN







Écriture·Billets doux·Georges MATHIEU·Publications

25 novembre 2023

Georges MATHIEU·Publications

La Grande rafle de l’Université de Strasbourg du 25 novembre 1943.

Georges MATHIEU, ancien étudiant de l’Université de Strasbourg qui est repliée à Clermont-Ferrand depuis les débuts de la Seconde Guerre, commence (officiellement) sa collaboration avec les nazis de manière active, par une gigantesque rafle au retentissement national : celle de l’Université de Strasbourg (au cours de laquelle des étudiants de l’Université de Clermont-Ferrand sont également appréhendés).

Son rôle apparaît prépondérant dans le montage de l’action, la dénonciation d’anciens camarades de Résistance, et le tri des otages le jour-même – que MATHIEU réalise en personne, aidé d’Ursula BRAND La Panthère, dans les différents locaux attaqués.

L’opération du 25 novembre 1943 est la plus grande perpétrée par l’occupant au sein du milieu universitaire sur le territoire.

Deux cents soldats de la Luftwaffe (l’armée de l’Air allemande stationnée à Aulnat, sous le commandement du colonel EDZARD) sont déployés, ainsi que l’intégralité des effectifs de l’Aussenstelle (dirigée par Otto TOROK et son adjoint KRABBE) et du Sonderkommando de BLÜMENKAMP (auquel s’intègre Georges MATHIEU), ainsi que des membres de la Milice.

L’action allemande vise en même temps les différents lieux et locaux employés conjointement par les Universités clermontoise et strasbourgeoise :

– l’Université « neuve » de l’avenue Carnot ;
– la faculté de Droit, la bibliothèque municipale et l’Université du boulevard Lafayette ;
– les bâtiments de l’ancienne Université de l’avenue Vercingétorix et la résidence La Gallia de la rue Rabanesse.

Les Allemands investissent les différents lieux et rassemblent étudiants, personnels et professeurs avant leur  » tri  » : ceux qui seront envoyés au 92 (Alsaciens-Lorrains, Juifs, résistants dénoncés…) et ceux (généralement clermontois) qui seront relâchés.

Deux personnes décèdent au cours de cette opération allemande:

– Paul COLLOMP, 58 ans, professeur de Papyrologie et de Grec, est tué par KALTSEISS Cep dans les locaux de l’avenue Carnot ;
– Henri BLANCHET, réfugié Lorrain qui se mettrait à courir face à un barrage, meurt sous les tirs de soldats de la Luftwaffe, à proximité du Jardin des Plantes. Il avait 16 ans.

Le lendemain, environ deux cents personnes seraient relâchées du 92. Une trentaine de femmes et une centaine d’hommes resteraient maintenus en détention, mais d’autres libérations ont lieu de courant décembre jusqu’à la mi-janvier 1944.

Selon la plupart des rapports de police, de 70 à 83 raflés demeurent finalement internés au 92. C’est le chiffre qui apparaît le plus fiable (contrairement à celui de 130 déportés qui circule encore assez souvent actuellement).

Nous avons choisi de recouper plusieurs Archives, afin de parvenir à un dénombrement le plus complet possible des victimes.

Concernant les hommes, une liste de 258 personnes établie par la police française au 92 le soir du 25 novembre a été étudiée, ainsi que les dossiers des Archives départementales du Puy-de-Dôme 908 W 614 ; 1170 W 111 et 2078 W 74. Ont également été recoupés : les noms inscrits sur la plaque commémorative de l’Université de Strasbourg ; des témoignages publiés ou auditions de rapatriés ; les archives Arolsen (notamment pour les dates d’arrestation) ; ainsi que les déportés du convoi racial n°60, domiciliés dans le Puy-de-Dôme ; et les déportés des trois convois principaux de déportation (I.171, I.172 et I.175), nés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle.

En l’état actuel des recherches, et en comptant les détenus qui ont pu s’échapper au cours du transport, nous avons pu retrouver au moins 72 déportés de la Grande rafle de l’Université de Strasbourg : 55 hommes et 17 femmes.

Parmi eux figurent 15 déportés d’origine juive (six hommes et neuf femmes), dont seulement 4 rentrent des camps (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses) : Ginette BLUM (18 ans) et sa sœur Janine BLUM (20 ans) ; Marie Valentine BOUAZIZ (38 ans) ; Denise CAHEN ; Paul DREYFUS (27 ans) ; Madeleine ELBOGEN Mady, née KLEIN (21 ans) ; Monique FELDSTEIN (19 ans) ; Claire KLEIN (19 ans) ; Albert LÉVY (20 ans) ; Arlette LÉVY ; Oskar Philippe PFEFFER ; Aline SAMUEL ; Raymond STRAUSS (17 ans) ; Emmanuel WASSER (42 ans) et Jean WOLFF ( 20 ans).

René WEIL, blessé au cours de la Grande rafle, est libéré de Drancy le 18 août 1944.

Les autres prisonniers (quarante-sept hommes et sept femmes) sont déportés au sein de différents convois. Quatre au moins parviennent à s’évader durant le transport et dix-sept meurent dans les camps (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses): Georges BONNET (48 ans) ; Albert CHALUS (24 ans) ; Marcel COUSSERAND (20 ans) ; René DIETRICH (25 ans) ; René DUMAS (24 ans); Jean DUTHEIL (24 ans) ; Joseph FEUERSTEIN (63 ans) ; Andrzej GORECKI (26 ans) ; Stanislaw GRENADJER (20 ans) ; Bhimo JODJANA (20 ans) ; Gaston JOUBERT (25 ans) ; Marcel LEJEUNE (22 ans) ; Jean MÉDERLET (23 ans) ; André OCHS (26 ans) ; Roger SAULCY (24 ans) ; Georges SPINDLER (entre 24 et 26 ans) et Jean TIXIER (24 ans).

> « Premier acte de collaboration de MATHIEU : la Grande rafle de l’Université de Strasbourg du 25 novembre 1943 » est à découvrir dans le détail dans « Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo « , pp. 78 à 108.*

* Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).

Georges MATHIEU·Publications

La Seconde Affaire F.T.P.F.

Cette opération commence par l’arrestation de quatre membres de la 1ère compagnie sédentaire F.T.P.F. du Puy-de-Dôme, à un barrage de la Luftwaffe, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944.

Francisque BARRAIRE Ernest, Joseph FOURNIER Jean, André PIGNOL André et Pierre SERVOIR Anatole, qui reviennent d’un sabotage de voie ferrée, sont rapidement transférés au 2 bis avenue de Royat.

FOURNIER, pressé de questions par HÜCK, lui lance une machine à écrire à la figure. Une bagarre s’en suit et le résistant, qui tente de s’enfuir par la fenêtre, est rattrapé puis roué de coups. André témoignera après-guerre que son camarade FOURNIER est « ramené en cellule, traîné par les pieds, affreusement mutilé ».

Tous, extrêmement violentés, sont contraints d’admettre leur participation au sabotage.

Le lendemain, le Sonderkommando arrête Martin POUGHEON André, commissaire militaire aux opérations de la 1ère compagnie sédentaire et Claude SERVAJEAN.

Le 20 juillet, l’équipe française part récupérer du matériel mais la Milice est déjà sur les lieux. Elle leur livre plusieurs F.T.P.F. détenus dans leurs locaux.

En tant que résistants communistes, ils sont odieusement torturés, en particulier par Marc BAUDOIS lequel, « en tant qu’ex F.T.P.F., était un spécialiste de la question » et réussit, explique VERNIÈRE « à obtenir de nombreux renseignements. »

Marie LACHAUD, boîte aux lettres des F.T.P.F. et membre de l’organisation créée par le P.C.F. : le Front national de lutte pour la Libération et l’Indépendance de la France, est elle aussi interpellée.

Deux autres F.T.P.F. seront remis au SD. après la Grande rafle du quartier de la Plaine à Clermont-Ferrand, le 22 juillet.

Au cours de cette « Seconde affaire F.T.P.F. », où le SD. de Clermont-Ferrand fait preuve d’une violence à son paroxysme :

* Joseph FOURNIER Jean, officiellement membre de la 1ère compagnie F.T.P.F. du Puy-de-Dôme depuis le 1er mars 1943, mais plus vraisemblablement entré en Résistance à partir de l’automne 1942, est fusillé sur le terrain d’aviation d’Aulnat suite à sa tentative d’évasion – en même temps que Marinette MENUT et 4 ou 5 autres détenus. Il décède le 19 juillet 1944, à l’âge de 43 ans ;

* Antoine BOILLE Leroy, militant C.G.T., membre du détachement Marat, « lieutenant, de septembre 1942 jusqu’en juillet 1944 », est par ailleurs porté comme membre de l’État-major départemental F.T.P.F. du Puy-de-Dôme, du 1er décembre 1943 jusqu’à son arrestation. Il indiquerait également être à la tête des Milices patriotiques pour l’usine de Tallende.
Antoine BOILLE serait interrogé et martyrisé une première fois par VERNIÈRE, MATHIEU et SAUTAREL, et une seconde par « je ne sais qui » dit MATHIEU, qui tente sans doute de minimiser ses responsabilités.
Il meurt, très vraisemblablement suite aux tortures infligées par l’équipe française, à l’âge de 42 ans, dans une cellule du 2 bis avenue de Royat, à une date indéterminée (entre le 22 et le 29 juillet 1944). Son corps ne sera jamais retrouvé ;

* Martin POUGHEON André, militant C.G.T. et membre du P.C.F., apparaît dans l’état nominatif des cadres ayant appartenu à la 1ère compagnie F.T.P.F. : « capitaine avril 1942 à juin 1944 a été [Commissaire militaire aux Opérations] de la compagnie depuis la formation. »
Martin POUGHEON est violemment frappé par MATHIEU, BRESSON, SAUTAREL et VERNIÈRE, mais il n’avoue rien. ECKHARDT se joint alors aux tortionnaires français « pour le faire parler », si cruellement que Martin POUGHEON meurt dans sa cellule, à l’âge de 44 ans, au cours de la nuit (le 19 juillet 1944 sur son acte de naissance).

Les autres F.T.P.F. appréhendés lors de cette opération du Sonderkommando sont déportés. La majorité d’entre eux meurent dans les camps (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses) : Georges BACHELET Matelot (20 ans) ; (possiblement) Joseph BALLARIO ; Francisque BARRAIRE Ernest (41ans) ; Maurice BOURDUGE ; Louis CLOUVEL (18 ans); Roger ESTORGUES Gilles (29 ans) ; André PIGNOL Dominique ; Claude SERVAJEAN (49 ans) ; Pierre SERVOIR Anatole (34 ans) ; Charles SIMON Jack et Jean TOURAILLE Freddy (26 ans).

> Le chapitre  » La Seconde affaire F.T.P.F. « , est à retrouver dans l’ouvrage  » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo « , pp. 298 à 308.*

* Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).

Georges MATHIEU·Publications

La Grande rafle d’employés et résistants du Service des Transmissions et de la Signalisation (S.T.S.).

L’opération allemande à l’encontre du Service des Transmissions et de la Signalisation (S.T.S.) intervient dans le cadre de l’affaire dite « Pyramide » – du nom du pseudonyme d’Alexandre de COURSON de la VILLENEUVE.
Elle est très étonnamment assez peu transmise, et largement absente de la plupart des récits.

Comme de nombreuses opérations allemandes, c’est d’interrogatoires violents en interrogatoires violents que le SD. obtient de plus en plus de noms et appréhende de plus en plus de personnes.

Ainsi, MATHIEU, ROTH, SAUTAREL et KALTSEISS se rendent à un rendez-vous à la place d’un détenu et capturent André BUET Lautier, organisateur des réseaux radios depuis février 1943 ; son agent de liaison Roger FRAISSE ; ainsi que Jean Le DEUNFF Lomic, opérateur radio et employé du S.T.S.

Le 3 ou le 4 juillet 1944 (selon les sources), le SD., assisté de soldats de la Luftwaffe (et en présence du major BAMBAC, d’après VERNIÈRE), appréhende :

– Le responsable national de la Résistance du S.T.S. et chef de la circonscription radio : Achille DUBOIS ;

– Roger GAUTIER Bruno, ingénieur division Installation, matériel et signaux (membre des Ardents entré en Résistance dès 1942, chargé entre autres du camouflage du matériel parachuté).

Une action est montée contre l’ensemble des succursales du S.T.S.

L’immeuble du 25 boulevard Gergovia à Clermont-Ferrand est cerné par la Feldgendarmerie, qui fait irruption dans les bureaux, « mitraillette au poing », le 4 juillet, à 11 heures 40.
Une liste exhaustive des résistants du service est découverte. ECKHARDT fait interpeller les personnes citées au cours des interrogatoires des derniers jours ainsi que certains radios inscrits sur le carnet récupéré.

D’après MATHIEU et VERNIÈRE, environ 50 agents du S.T.S. sont appréhendés ce jour-là.
D’autres employés sont capturés à la station d’émission d’Aulnat ; à Chamalières (magasin S.T.S.) ; à leur domicile ; ou encore à la station d’émission de Lempdes.
Certains, sont interpellés le lendemain.

Si quelques détenus semblent libérés du 92, la plupart apparaissent déportés. Sur les trente-six personnes identifiées , vingt et une meurent en déportation (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses) : Joseph AUTRET (42 ans) ; André BUET Lautier ; Jean CHADESSE (29 ans) ; Robert CHOCAT (27 ans) ; Paul CHONIER (46 ans) ; Achilles DUBOIS (48 ans) ; Louis DURIF (33 ans) ; Jean FOURSAC ; Roger FRAISSE ; Louis GABOREL Louis (33 ans) ; Pierre GAUTIER ; Roger GAUTIER Bruno (35 ans) ; Jacques GIRODROUX (40 ans) ; Marcel GOUPIL ; Daniel GUICHARD ; Bernard HEBERT ; Raymond JONCOURT (35 ans) ; Joseph LACHAUD ; Félix LYON ; Pierre LALOY (43 ans) ; Auguste LEFEUVRE ; Louis Le ROUX (46 ans) ; Jacques LEVAILLANT (évadé lors du transport) ; Bernard MONTARNAL (27 ans) ; Raymond PAUL (30 ans) ; Roger PÉRONEILLE ; Luc PETETIN (50 ans) ; Georges PINAUD ; Ambroise PONCET (36 ans) ; Basile ROUSSON (40 ans) ; Jean-Marie SALÄUN (48 ans) ; Gaston SOMMESOUS ; Henri TANNIÈRE (47 ans) ; Henri VIGNEAU (35 ans) ; Georges VILLERMET et Georges VINCENT (43 ans).

MATHIEU précise que suite à cette action contre le S.T.S., des télégrammes sont envoyés dans toute la zone Sud pour déclencher un peu partout de nouvelles opérations, lesquelles permettent, selon lui, « un grand nombre d’arrestations. »

Félix LYON sera par exemple arrêté à Vichy le 8 juillet et aussitôt transféré au 92 à Clermont-Ferrand.

> Le chapitre  » La Grande rafle d’employés et résistants du Service des Transmissions et de la Signalisation (S.T.S.). « , est à retrouver dans l’ouvrage  » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo « , pp. 283 à 295.*

* Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).

Georges MATHIEU·Publications

La rafle de Gerzat du 21 juin 1944

Selon MATHIEU, cette opération a été commanditée par le major Frantz BAMBACH, commandant de la base aérienne, en possession de renseignements fournis par des miliciens. Pour Jean VERNIÈRE toutefois, la responsabilité de cette expédition incombe essentiellement à Georges MATHIEU, qui déciderait seul de monter cette action suite à l’arrestation d’un résistant.

Le 21 juin 1944, 40 à 80 soldats de la Luftwaffe (selon les sources) encerclent Gerzat. Plusieurs kommandos, composés d’un agent du SD. accompagné de 3 à 6 militaires, se rendent directement au domicile des personnes qui figurent sur leur liste. Le milicien MERLE, qui revêt l’uniforme allemand, conduirait apparemment personnellement chaque équipe aux endroits visés.

Vingt résistants F.T.P.F. sont capturés ce jour-là (dont 11 au moins appartiennent officiellement à la 1ère compagnie sédentaire F.T.P.F.), ainsi que 4 résistants M.U.R., 1 membre de Résistance Fer et deux membres des Ardents.

Ils sont pour la plupart odieusement torturés par l’équipe française au cours de leurs interrogatoires. L’un d’eux meurt d’ailleurs suite aux violences exercées par MATHIEU et ses camarades :


Au moins 31 résistants, soit 3 femmes et 28 hommes (en comptant deux résistants appréhendés plus tôt), sont déportés suite à cette action. Vingt-sept meurent dans les camps (les âges de décès sont inscrits entre parenthèses) : Jean Marius ACHARD (40 ans) ; Anastase ALLAIN (59 ans) ; Antonia AVEL, née DUFRESSE (42 ans) ; Joanny AVEL (45 ans) ; Pierre BARBIER (23 ans) ; Antony BARDIN (39 ans) ; Claudius BARDIN (40 ans) ; Louis BOURRAT Taravant (38 ans) ; Jean CHARROIN (29 ans) ; Alphonse CHATAIGNIER – ou CHATAGNIER – (38 ans) ; Camille CHAUMONT (35 ans) ; Jean-Joseph CHOMETTE (44 ans) ; Francisque CORNY (50 ans) ; Élie DUGAY (25 ans) ; Louis FANGHOUX ; Félix FAROUAULT (41 ans) ; Simone GODARD, née MERCIER (43 ans) ; Charles JARRY ; Annet JOUVENCEAU (33 ans) ; Pierre LABBAYE (30 ans) ; Antonin LACOMBE (46 ans) ; Marius MICHEL Marius (57 ans) ; Adolphe MONTAGNON (53 ans) ; Antoine SERRE (40 ans) ; André TURICHI (40 ans) ; Régine VACHER, née LABAISSE (41 ans) ; François VALLET ; Georges VALTON Cavar ; Pierre VALTON Mouret (57 ans) ; Jean VERNEY Jeantout (50 ans), ainsi que Louis VIDAL (24 ans).

> Le chapitre  » La Rafle de Gerzat « , est à retrouver dans l’ouvrage  » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo « , pp. 276 à 283.*

* Disponible auprès de l’auteur (32€ frais de port inclus), de votre libraire (32€) ou sur Amazon (33€76).