Le chef allemand de Georges MATHIEU, Paul BLÜMENKAMP, reçoit (suites à des dénonciations de Français), des informations relatives à un maquis M.U.R. d’une vingtaine d’hommes, situé au carrefour de la route d’Aurillac à Marcolès et de la route de Saint-Mamet à la Capelle, dans le Cantal.
MATHIEU se souvient que le 1er février 1944, le Sonderkommando de Clermont-Ferrand se rend au camp de l’Enseigne, accompagné d’un fort détachement de soldats de la Luftwaffe, d’au moins 16 feldgendarmes et de deux indicateurs français.
Si de nombreux réfractaires parviennent à s’échapper, quatre maquisards sont tués au combat. Un de leur camarade se rend et les allemands arrêtent avec lui René DUBOIS. Tous les deux sont exécutés.
Les corps des jeunes hommes sont rassemblés dans une des cabanes du maquis qui est incendiée. La population a interdiction formelle de les récupérer.
René Alfred DUBOIS (21 ans) ; Maurice DUDAL (21 ans) ; Lazare LEWITANSKI (24 ans) et son frère jumeau Salomon LEWITANSKI (24 ans) ; Robert Charles REBOUL Robert Gueule d’Amour (20 ans) et Théophile WEIL (22 ans) décèdent ce 1er février 1944.
À la demande des familles, ils reposent au sein d’un même caveau, dans un Monument aux Morts du cimetière communal de Marcolès. Une stèle leur est également érigée.
> Le chapitre « L’attaque du maquis de l’Enseigne, dans le Cantal « , qui contient notamment un témoignage inédit de Lucien CASSAGNE, est à retrouver dans l’ouvrage » Georges MATHIEU de Saint-Cyr à la Gestapo « , pp. 144 à 154.*
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