
Douceur…
La naissance d’un rêve
qui s’effuse dans l’éther,
La présence d’une sève
qui diffuse ses envies,
— ses mystères.
Une joie accourt,
Soulève, élève la flamme,
Une paix de toujours
Cajole, enrobe mon âme.
… Bonheur.
Peinture & Écriture

Douceur…
La naissance d’un rêve
qui s’effuse dans l’éther,
La présence d’une sève
qui diffuse ses envies,
— ses mystères.
Une joie accourt,
Soulève, élève la flamme,
Une paix de toujours
Cajole, enrobe mon âme.
… Bonheur.

Les hirondelles effleurent l’étang et dansent avec sa brume, leurs trilles embrasent l’air tandis qu’une paresse caresse, puis s’empare de mon corps.
Je m’abandonne à ces couleurs de l’aube, ce moment où le ciel retient mon souffle dans ses lueurs.
Cet instant où les éclosions divines viennent embrasser la terre, le cœur, la peau.
Et où les reflets sur l’eau sont ceux de l’amour.

Les océans disparus tournent autour de mes rêves ; une oasis suspendue au milieu de nulle part m’attend sans doute, m’attend peut-être. Mais je n’ai pas de carte ! Et la boussole de mon cœur — quelquefois — s’égare.
… Quel voyage !
Le phare de mes nuits éclaire davantage le passé que l’avenir (pour l’instant). Des tempêtes imprévues outrepassent les bornes, imposent leurs musiques, déroulent leurs chansons.
Qu’importe ! C’est sûr : l’oasis m’attend.

Luminal, abyssal sentiment
Explosives et primitives éclosions :
Une rencontre.

Chemin de traverse,
Les demains se renversent ;
Les marches, les machines arrière
Font leurs bonds en avant
Des précipices ?
Désillusion des artifices !
Les traces des routes à emprunter
Sont les empreintes désinvoltes
Des doutes, des déroutes à désincarner.

La volupté s’échappe, dès le petit matin, d’un regard amoureux.
Une odeur de café.
Le ciel et ses nappes rosées qui parcourent son azur comme des frissons ma peau.
Toujours prêtes à aimer,
La vie (juste) à cueillir, l’envie à accueillir.
Les douceurs invisibles
(le corps palpite-imprègne)
Et le cœur les respire sans besoin d’y songer.

Paysages des cavernes où se tapissent les peurs, un refuge à mes larmes. L’horizon et sa ligne paraissent loin.
L’exil susurre une solitude qui n’est qu’une étrangeté pourtant — un décalage. Une manière de ressentir ou d’être légèrement à côté. Dans la marge !
Me réunir c’est avant tout me séparer,
Partir à la rencontre de mes éclipses
— À l’encontre de mes échappées.
Me réunir, me réparer… passer d’une couleur pastel à une vive, d’une promenade de Rousseau à une citation de Rothko.
Et rêver.