
Le printemps fragile miroite sans cesse au cœur de la hardiesse, de la robustesse de l’hiver.
Aucun froid ne retient plus les mémoires de la vie.
J’emmitoufle mon regard dans les trèfles et les liserons frileux,
sous les plumes d’un merle noir.
Il ne s’agit plus de patienter ou d’espérer les éclats derrière les gelées, derrière le brouillard ;
d’un claquement de doigts tout jaillit du polaire, tout éclot du glacial.
D’un claquement de doigts : tout est là.