
Un cri inconnu et strident
m’est devenu familier aux crépuscules du printemps.
Je ne te connais pas.
C’est plus tard que ta silhouette trapue se dessine sur les toits.
Immobile et fière, revêtue d’ombre, détachée sur un ciel de lumière…
Semaines et canicules s’écoulent et se succèdent jusqu’à tes yeux plantés longuement dans les miens. Jusqu’à notre rencontre, un matin.
Tu t’envoles ;
Tu me laisses,
Témoin de ta beauté,
Une offrande gracile :
La mémoire de ta liberté.