Fauve horizon·Peinture·Poésie

Extérieur paysage

Extérieur paysage, technique mixte sur papier, 47 x 47 cm (2026).

Les cheminées fument, les peupliers lentement se déplument.
Les tableaux agités des nuages se succèdent à une vitesse folle !
Un bouleversement tapisse le sol de glands, de châtaignes, de champignons,
alors que se dépeuplent les horizons.
Quelques choucas se chicanent pour une vieille cime de pin.
Le houx rougit, dévisagé par la campagne qui paraît, décidément, de plus en plus vaste
— de plus en plus dévastée.
Un temps à décrocher d’infinis rivages.

Fauve horizon·Peinture·Poésie

Éclats de soleil

Éclats de soleil, partie I, technique mixte sur papier, 29,7 x 42 cm (2026).

Papillons s’émerveillent — dans le ventre — des éclats de soleil.
Cœur qui bat (dans l’âme) dans le corps des étreintes éternelles.

Éclats de soleil, partie II, technique mixte sur papier, 29,7 x 42 cm (2026).

Le creux de ton cou, dans tes bras, parfum m’ensorcelle.
Comme un envol, sensations-sentiments arc-en-ciel.



Fauve horizon·Peinture·Poésie

Les lignes de la main

Mes chemins titubent et se troublent. Ils s’illuminent parfois quand mes apogées, exilés et las, prennent un verre avec le temps.

Les lignes de la main, partie I, technique mixte sur papier, 29,7 x 42 cm (2026).

Battant tambour et la chamade, quelque chose — toujours — m’accompagne. Et l’ancrage se tisse (de bon cœur) au comble de mes peines, au comble de mes joies.

La vie de mes déserts, de mes bourrasques, a rallumé mes rêves depuis si longtemps — déjà !

Les lignes de la main, partie II, technique mixte sur papier, 29,7 x 42 cm (2026).

Laisser parler les profondeurs, laisser tomber le reste.
Absolument tout le reste !…
Et découvrir dans les larmes et les sourires les secrets du bonheur (comme dans les lignes de la main).

Les carrefours polychromes·Peinture·Poésie

Le souffle

Le souffle, technique mixte sur toile de lin, 80 x 80 cm (2026).

La vérité sort d’un coquillage comme de la bouche d’un enfant,
Je m’arrête, respire-écoute ce paysage d’hier — de maintenant.
Le vent dans les feuilles-fleurs sauvages, les ronds dans l’eau :
tout est frisson.

Pendant que l’aube déshabille l’horizon,
Et avant qu’elle ne quitte les parures de mes rêves,
Bien avant toute agitation,
J’entends le souffle de l’amour
Se répandre en chantant.

Toile sur ArtMajeur

Fauve horizon·Peinture·Poésie

Les vagues de l’âme

Les vagues de l’âme, technique mixte sur papier, 29,7 x 42 cm (2026).

Les vagues de l’âme se succèdent au rythme et au chant d’un printemps amoureux.
Les fracas de douceur, les orages de douleur, les tourmentes et la houle tantôt s’épanouissent, tantôt s’évanouissent, sous un bout de ciel bleu.
Prendre ses rêves en patience, miracles à bras le corps, reculs et espérances… Qu’elles sont belles, toutes ! les fougues et les mémoires de l’odyssée en terre d’errances.

Aquarelle·Les aurores Floréal·Peinture·Poésie

La sentinelle

La sentinelle, aquarelle et technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Tout tranquille,
La tête dans les nuages,
Sans envie, sans ennui ;
Immuable.

Ton coq couronné de choucas surplombe trois tilleuls, pèlerins figés à la floraison qui enivre et dont l’effeuillage dévoile, chaque année, le même nid de pie délaissé et désœuvré.

Un défilé, de mariés et de morts, de guerres, de nouveau-nés sous tes bardeaux de châtaignier
— mais tu n’as pas bougé.
La brise chatouille, le soleil baigne, la pluie illumine.
De toutes les saisons et de toutes les ères,
Cela est — et « cela » te suffit.

Éclosions·Peinture·Poésie

Les éclosions volatiles

Les éclosions volatiles, technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Un cri inconnu et strident
m’est devenu familier aux crépuscules du printemps.

Je ne te connais pas.
C’est plus tard que ta silhouette trapue se dessine sur les toits.
Immobile et fière, revêtue d’ombre, détachée sur un ciel de lumière…

Semaines et canicules s’écoulent et se succèdent jusqu’à tes yeux plantés longuement dans les miens. Jusqu’à notre rencontre, un matin.

Tu t’envoles ;
Tu me laisses,
Témoin de ta beauté,
Une offrande gracile :
La mémoire de ta liberté.

Les paysages intérieurs·Peinture·Poésie

Printemps fragiles

Printemps fragiles, technique mixte, cadre noir ou blanc et sous-verre, 21 x 29,7 cm (2026).

Le printemps fragile miroite sans cesse au cœur de la hardiesse, de la robustesse de l’hiver.
Aucun froid ne retient plus les mémoires de la vie.

J’emmitoufle mon regard dans les trèfles et les liserons frileux,
sous les plumes d’un merle noir.

Il ne s’agit plus de patienter ou d’espérer les éclats derrière les gelées, derrière le brouillard ;
d’un claquement de doigts tout jaillit du polaire, tout éclot du glacial.
D’un claquement de doigts : tout est là.