
« Paysages enjoués, rayonnez encore, vibrez, vibrez ! »
L’esprit léger,
Le corps ensorcelé par les vagues d’amour,
Mon cœur abandonné à ces offrandes de feux,
À ces trésors de liberté.
Peinture & Écriture

« Paysages enjoués, rayonnez encore, vibrez, vibrez ! »
L’esprit léger,
Le corps ensorcelé par les vagues d’amour,
Mon cœur abandonné à ces offrandes de feux,
À ces trésors de liberté.

Chant du rouge-gorge
Mélodie de paradis
Avant que la brume
Ne fasse pleuvoir la nuit

L’hiver de guérison
Et tombe, tombe la pluie
Peurs et pleurs en pâmoison
Joies plus fortes, amours en vie.

Terres lointaines sont ici.
En moi, mes ailleurs assoupis.
La fin des fleurs, le désaccord des couleurs. Un passé indécis…

Mais le temps du rêve jamais ne s’arrête !
Hors du monde :
Les floraisons, la valse des tempêtes…
Et puis, incertains et vibrants,
Mes phénix horizons.

Les lendemains naufragés : arrachés.
Où le temps s’est enfui, je ne l’ai plus trouvé,
Où le temps m’a cherchée il a brandi des mots qui ne savaient parler.
Qui croire – des espoirs – des regrets.

Un fil de doutes et de hasards : emmêlé.
Où le temps a vieilli, je ne l’ai plus trouvé,
Où le temps m’a cueillie
Je ricochais (lentement)
de pénombres en reflets.

Les cheminées fument, les peupliers lentement se déplument.
Les tableaux agités des nuages se succèdent à une vitesse folle !
Un bouleversement tapisse le sol de glands, de châtaignes, de champignons,
alors que se dépeuplent les horizons.
Quelques choucas se chicanent pour une vieille cime de pin.
Le houx rougit, dévisagé par la campagne qui paraît, décidément, de plus en plus vaste
— de plus en plus dévastée.
Un temps à décrocher d’infinis rivages.

Papillons s’émerveillent — dans le ventre — des éclats de soleil.
Cœur qui bat (dans l’âme) dans le corps des étreintes éternelles.

Le creux de ton cou, dans tes bras, parfum m’ensorcelle.
Comme un envol, sensations-sentiments arc-en-ciel.
Mes chemins titubent et se troublent. Ils s’illuminent parfois quand mes apogées, exilés et las, prennent un verre avec le temps.

Battant tambour et la chamade, quelque chose — toujours — m’accompagne. Et l’ancrage se tisse (de bon cœur) au comble de mes peines, au comble de mes joies.
La vie de mes déserts, de mes bourrasques, a rallumé mes rêves depuis si longtemps — déjà !

Laisser parler les profondeurs, laisser tomber le reste.
Absolument tout le reste !…
Et découvrir dans les larmes et les sourires les secrets du bonheur (comme dans les lignes de la main).

Les vagues de l’âme se succèdent au rythme et au chant d’un printemps amoureux.
Les fracas de douceur, les orages de douleur, les tourmentes et la houle tantôt s’épanouissent, tantôt s’évanouissent, sous un bout de ciel bleu.
Prendre ses rêves en patience, miracles à bras le corps, reculs et espérances… Qu’elles sont belles, toutes ! les fougues et les mémoires de l’odyssée en terre d’errances.

L’inexploré miroite, dans les courbes du ciel, les avenirs incertains — envol d’une pipistrelle.
Le crépuscule s’accroît, chantant ses infinis, ses envies de voyage, élans de poésie.
C’est l’heure où tout se pose, où tout se réfléchit. Faiseuses de couleurs, les pensées qui divaguent disent la bonne aventure et déploient tous leurs charmes.

Poésie clandestine saturée de couleurs et de rêves.
Partir à la conquête des nuages, laisser la lumière s’en aller — et puis renaître.
Tomber dans l’Art
comme on tombe en amour ;
Vivre et revivre des extases de chaque heure, chaque jour.