
Fauve horizon
Mesure ses déraisons
En longueur d’onde,
Un prisme après l’autre
Mon intime théorie des couleurs
Enlace Matisse,
Enlace Goethe
Quand, d’une page complètement nue,
Les attirances élèvent
Les grandes étendues.
Peinture & Écriture

Fauve horizon
Mesure ses déraisons
En longueur d’onde,
Un prisme après l’autre
Mon intime théorie des couleurs
Enlace Matisse,
Enlace Goethe
Quand, d’une page complètement nue,
Les attirances élèvent
Les grandes étendues.

La nuit tombée jeune étincelle,
Ma détresse part en vadrouille.
J’emporte mon jardin d’Éden,
Mes grandes inconnues,
Farandoles et aquarelles…
J’emporte la joie engourdie
Qui se réveillera
à la prochaine aurore,
J’emporte mes espoirs
Feu ! mes tragédies
— Qu’importe —
Puisque brille la nouvelle nuit.

Le frêne danse, la rosée caresse,
Deux mésanges se font la cour,
La course à la tendresse.
Une volupté
Vestige de la saison belle,
Légèreté,
Vertige de la beauté.
Tout flotte, invisible,
Porté par les sentiments
Invincibles.
Musiques imaginaires
Plein les herbes folles
De cet été sur sa faim :
Soleil et Joie
Refusent de partir.

Vert ombrageux
Et fougues fécondes,
Le bonheur…
à des kilomètres à la ronde !
Mélanger nos Je t’aime,
Ambre et azur amoureux,
Mauve amant et rose bohème,
Un poème,
De frissons et de feux.