
Une vue étrangère,
Une ébauche
Une esquive.
Au cœur de la tempête
S’immisce et puis rouspète
La feinte du printemps.
Peinture & Écriture

Une vue étrangère,
Une ébauche
Une esquive.
Au cœur de la tempête
S’immisce et puis rouspète
La feinte du printemps.

Dans l’éboulement, une trêve :
La chute se retient.
Elle fige — tremblante et brève,
La vision hâtive d’un autre Destin.

Dénuée de rêves et de liberté chéris je ne suis plus qu’une ombre sur un sol sans soleil. Ma nuit hait mon jour. Je feuillette les horizons de l’amour. L’immortel, celui dont on ne guérit pas.
Je traverse des joies flottantes et subites dans un tunnel d’effrois orageux et miraculés. Des temps trop anciens fredonnent à ma surface. En plein chœur ! Et qu’en faire si seulement ? Un enfer si seule je mens.
Ô suaves ou abruptes vallées ! Montagnes successives d’extases et de rejets.
Tous mes artifices en feu.
La vérité nue (des limites et des regrets).
Et brusquement ces fresques immenses ………………………………………………………………………….
…………………………………………………………. La consolation.

Bientôt les hirondelles
Le soleil en paillettes
Et mes lèvres sur ta peau.

Je défriche des terrains vastes et vagues — des reflets.
La confusion m’enlace. Cajolée par l’écume, bercée par les tumultes, l’heure est à l’échappée.

La pluie rejoint le fil de l’eau,
Le fil de l’inconnu.
Une flamme, lentement,
Sublime le feu qui couve
Nos étreintes en sommeil.

Et je tourne, tourne la page en rond, en césures et en étrangetés.
Les quelques gouttes de justesse agrippées à toutes les promesses des bourgeons de pommier flirtent avec ma mémoire. Le premier genêt s’est ouvert hier sans un mot. Un seul bouton-d’or se dresse sur le chemin, une grâce, sa grâce encore en exil.
Et puis éclabousse le soleil sur ma peau.
J’ai effleuré l’amour au détour d’une pensée. L’ai-je convoqué sans doute. Un simple frôlement — je croyais. Un songe — qui sait. Depuis mes peurs rougissent et se chamboulent de s’être souvenues de qui j’étais.

Mes pays,
Âgés,
Déterrent
Mes terres lointaines.

Sauvages chevauchées,
Échappées belles ;
Le chant,
Le temps des merles noirs
nous rattrapent.

Et galopent les brumes
les refuges des fuites.