
Heureuse, le ciel me mange le cœur.
La joie du printemps contagieuse.
Les vides ravivés hélas s’en vont, s’en reviennent en surface
— des profondeurs.
Mes nouveaux ailleurs jettent un œil en arrière.
Plus rien ne m’y retient. Et pourtant !
La plénitude s’étire, puis se rétracte en chemin.
Le bonheur sursaute, saisi, transi par des sentiments contraires.
Le bonheur grelotte, se maintient, se réchauffe à demain.
Funambule sur corde fébrile, sur corde raide.
Au hasard des linéaments de mes iris oubliés.
Ceux du fond du jardin.
Une enfance.
Libérée, les oiseaux me font du gringue.
Le détachement porte ses deuils.
(Une empreinte).