
Bientôt, le réveil des grillons. Le village dort encore.
Vacarme des oiseaux et chant des fleurs.
Mes pieds battent tambour,
le vent court, affole les blés verts.
Du soleil plein le cœur.
Je sculpte le chemin, les jambes enlacées par la rosée et les pois de senteur, mes hanches frôlées, caressées par les fougères, par toute une végétation déraisonnable et insensée.
Engloutie dans ce couloir de fougue, l’horizon s’est perdu, mais moi, je suis bien là.
Au loin, fragiles beautés ballottées par le temps. Coquelicots poésie légèreté, comme deux bijoux abandonnés.