
Pavés hostiles, vue désœuvrée. Lourd silence des temps gris des temps désarticulés. Il me semble détricoter mes vieux bouts de ficelle depuis des siècles.
Mon deuil des manques s’étire-baille-soupire au cœur d’une foule bancale. J’trace une déroute festive, précise et solitaire, au milieu des flux et des débâcles.
Mon heure et mes chemins perdus !
Marcher plutôt dans les sillons délaissés des animaux sauvages /
Témoins flagrants et muets de leur vie, de leur passage. Ils sont—Ils ont été tout comme moi disparus réapparus planqués.
Herbe malhabile, regards désorientés. Léger vacarme des temps bleus déboussolés temps désarmés qui riment à tout désormais. Atout cassé. À tout aimer.