
Cœur ballant
Et tête en l’air
Au pied du chêne,
Les feuilles d’enfance
De vue perdue
(L’imaginaire)
Bouquet de sève
Mon cœur balance,
Contre-balance,
À perte de repères…
Ciel pommelé,
Corail de lumière,
À travers mes paupières.
Peinture & Écriture

Cœur ballant
Et tête en l’air
Au pied du chêne,
Les feuilles d’enfance
De vue perdue
(L’imaginaire)
Bouquet de sève
Mon cœur balance,
Contre-balance,
À perte de repères…
Ciel pommelé,
Corail de lumière,
À travers mes paupières.
« Ma peinture est abstraite, mais c’est aussi un paysage sans être une illustration », Joan Mitchell.
Mes thèmes de recherches principaux sont la fusion, la lumière et le rêve.
Mon travail (peinture, écriture) se nourrit de la nature, de musique, de peinture, de littérature.
« Toutes les choses sont liées et interdépendantes », Franz Marc.
La fusion de la multitude (ou la réunion des différences) est un de mes objectifs, tant d’un point de vue intime, qu’humain et plastique.
C’est pour cette raison que j’emploie de nombreuses couleurs et que j’essaye, dans le même temps, d’abolir visuellement un héritage important de la Renaissance (notamment) : le trait — qui serait comme une frontière, une séparation.

« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir », Henri Matisse.
La lumière et la joie font partie intégrante de ce que je souhaite transmettre. Même si je peux bien sûr évoquer, par exemple, la tristesse, j’essaye de l’éclairer.
C’est pour cette raison que j’emploie des couleurs « vives », des mouvements « légers », et que j’ai remplacé le noir de ma palette par l’outremer — comme l’avaient fait certains impressionnistes.
« J’aime que l’on se promène dans mes toiles comme je m’y promène moi-même en les faisant », Zao Wou-Ki.
Le rêve et la poésie sont très importants. J’aime l’idée de « perdre » un peu le spectateur, par « all-over » (contrairement à Pollock, je construis avec un haut et un bas), par la rencontre de mots figuratifs avec l’image abstraite, par la matière, par les couleurs…
Je souhaite que chacun puisse s’approprier librement mon travail et l’abstraction me permet de proposer sans imposer.

L’inexploré miroite, dans les courbes du ciel, les avenirs incertains — envol d’une pipistrelle.
Le crépuscule s’accroît, chantant ses infinis, ses envies de voyage, élans de poésie.
C’est l’heure où tout se pose, où tout se réfléchit. Faiseuses de couleurs, les pensées qui divaguent disent la bonne aventure et déploient tous leurs charmes.

À profil perdu, vus du ciel, plans serrés, de plain-pied
… mes vides se soulèvent.
Comme une révolte du cœur.
Pastels enfouis, souvenirs diffus.
Mes mélancolies — surannées.
Mon ancrage : de fortune.
Les pertes dévisagent,
Les absences défigurent mes azurs.
Et pourtant, le beau temps accompagne mes nuages
Et s’adonne à l’espoir comme on cultive un champ de lavande.

Poésie clandestine saturée de couleurs et de rêves.
Partir à la conquête des nuages, laisser la lumière s’en aller — et puis renaître.
Tomber dans l’Art
comme on tombe en amour ;
Vivre et revivre des extases de chaque heure, chaque jour.

Fard des fleurs assorti aux couleurs et aux bonheurs du ciel d’aurore. Brume au loin éclaire mes vallées limitrophes. Quelques touches de lumière et de formes abstraites çà et là en ressortent.
Un fuchsia sauvage en train de s’ébrouer. La chouette partie — déménagé !
Farouche et infidèle septembre m’arrache à l’été et à ce qu’il offrait de tendre, lentement en train de déguerpir, de s’effacer.
Bientôt, les roses épanouies de la grange abandonnée seront un souvenir à chérir, à contempler. Il ne restera que la mémoire de leur parfum lovée dans ce temps de parenthèses.
Et puis l’espoir du printemps suivant,
Mes rêves d’apparitions soudaines.
L’enchantement des floraisons à foison.

Je me prépare,
Ma peau chante le soleil
Compter les heures et les minutes
Qui me séparent de ton parfum
Et me répéter ton prénom
— Souvenir et invitation
Invocation des tons vibrants,
Ces temps vivants :
Mer agitée,
Caresses azurées,
Sables émouvants.
Un talisman.
Toile sur ArtMajeur

Déraisonnables écumes à bout de souffle et d’horizon jaillissent,
indomptées, d’un sentiment de vive-vie, de vive-voie.
La route des Grands chemins paraît, toute tracée,
au cœur d’un net brouillard de joie.
Une évasion clapote, fredonne, palpite en moi
comme un Je t’aime dit pour la première fois.

Dans le miroir des peurs anciennes, les prières chuchotent.
Mon dictionnaire du bonheur narre mes fuites funambules.
Les îles de mes exils — volontaires involontaires — côtoient l’infini des eaux qui séparent jusqu’à où, qui séparent jusqu’à quand.
Mon jour le jour n’est plus à l’heure, n’est plus à temps.
Dans le miroir, des pleurs retiennent ; et je poursuis ma course effrénée à la suite des nuages, sur le qui-vive des sentiments.

Picorer le soleil sur ta peau
la nuit Le jour
Dérober une étoile sur ton sourire.