« Ma peinture est abstraite, mais c’est aussi un paysage sans être une illustration », Joan Mitchell.
Mes thèmes de recherches principaux sont la fusion, la lumière et le rêve.
Mon travail (peinture, écriture) se nourrit de la nature, de musique, de peinture, de littérature.
« Toutes les choses sont liées et interdépendantes », Franz Marc.
La fusion de la multitude (ou la réunion des différences) est un de mes objectifs, tant d’un point de vue intime, qu’humain et plastique.
C’est pour cette raison que j’emploie de nombreuses couleurs et que j’essaye, dans le même temps, d’abolir visuellement un héritage important de la Renaissance (notamment) : le trait — qui serait comme une frontière, une séparation.
« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir », Henri Matisse.
La lumière et la joie font partie intégrante de ce que je souhaite transmettre. Même si je peux bien sûr évoquer, par exemple, la tristesse, j’essaye de l’éclairer.
C’est pour cette raison que j’emploie des couleurs « vives », des mouvements « légers », et que j’ai remplacé le noir de ma palette par l’outremer — comme l’avaient fait certains impressionnistes.
« J’aime que l’on se promène dans mes toiles comme je m’y promène moi-même en les faisant », Zao Wou-Ki.
Le rêve et la poésie sont très importants. J’aime l’idée de « perdre » un peu le spectateur, par « all-over » (contrairement à Pollock, je construis avec un haut et un bas), par la rencontre de mots figuratifs avec l’image abstraite, par la matière, par les couleurs…
Je souhaite que chacun puisse s’approprier librement mon travail et l’abstraction me permet de proposer sans imposer.