
Le nouveau monde s’apprête en silence,
il berce la vie avec lenteur,
il bouillonne en secret.
Ses fleurs explorent,
avant d’éclore,
nos fêlures oubliées.
Peinture & Écriture

Le nouveau monde s’apprête en silence,
il berce la vie avec lenteur,
il bouillonne en secret.
Ses fleurs explorent,
avant d’éclore,
nos fêlures oubliées.

Évanouis, effacés
Tapis et obscurcis
Ils semblaient
Taris, oubliés
Échappés et enfouis
Ils souriaient
Surgis sans un bruit
Après le long silence
des années,
Le Palimpseste des jours heureux,
Le Parchemin des jours aimés.

Une vue étrangère,
Une ébauche
Une esquive.
Au cœur de la tempête
S’immisce et puis rouspète
La feinte du printemps.

Dans l’éboulement, une trêve :
La chute se retient.
Elle fige — tremblante et brève,
La vision hâtive d’un autre Destin.

Dénuée de rêves et de liberté chéris je ne suis plus qu’une ombre sur un sol sans soleil. Ma nuit hait mon jour. Je feuillette les horizons de l’amour. L’immortel, celui dont on ne guérit pas.
Je traverse des joies flottantes et subites dans un tunnel d’effrois orageux et miraculés. Des temps trop anciens fredonnent à ma surface. En plein chœur ! Et qu’en faire si seulement ? Un enfer si seule je mens.
Ô suaves ou abruptes vallées ! Montagnes successives d’extases et de rejets.
Tous mes artifices en feu.
La vérité nue (des limites et des regrets).
Et brusquement ces fresques immenses ………………………………………………………………………….
…………………………………………………………. La consolation.

Bientôt les hirondelles
Le soleil en paillettes
Et mes lèvres sur ta peau.

Je défriche des terrains vastes et vagues — des reflets.
La confusion m’enlace. Cajolée par l’écume, bercée par les tumultes, l’heure est à l’échappée.

La pluie rejoint le fil de l’eau,
Le fil de l’inconnu.
Une flamme, lentement,
Sublime le feu qui couve
Nos étreintes en sommeil.

Mes pays,
Âgés,
Déterrent
Mes terres lointaines.

Sauvages chevauchées,
Échappées belles ;
Le chant,
Le temps des merles noirs
nous rattrapent.