Peinture·Poésie·Polaroids d'une nuit d'été

Pieds à terre

Il n’existe aucun monde
Capable de tout contenir
À part ce livre,
Qui détient plus qu’un village
ou une route
— plus qu’un pays

Aucun instant terrestre
Où être et se sentir à sa place
À part ces couleurs
Et certaines sérénades
Qui retiennent et séduisent lentement
Tes horizons éperdus et béats

Sous ces étoiles, l’immensité
Tu as toujours envie de ressasser tes rêves
De leur confier, leur chuchoter
Tes inconnus, tes océans et tes légendes

Pelotonnés dans cet azur devenu nuit
Tes chagrins délicats, contemporains et séculaires
Tes peurs, tes doutes et tes colères
Surprennent, dénouent et dévalisent
— tranquillement
Toutes les ratures de ta vie

Tu le sais bien, oui, qu’il n’existe aucun monde
Capable de tout dire
… Tout montrer
… Tout éprouver
… Tout conquérir

Alors,
Tu susurres aux planètes inventées
Et aux constellations imaginaires
Que chez toi, c’est tout simplement le soleil.

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