« La matinée humide et grise de ce jour de printemps où l’aurore s’est levée sur une brume opaque, m’a tendu la main d’une manière étrange. J’étais invitée à venir profiter de ton jardin et j’ignore par quelle secrète magie j’étais déjà au courant que cette journée n’était pas ordinaire ; elle possédait comme une lumière et une angoisse au cœur de ses promesses…»
J’édite cet article consacré à la série « La couleur de cette journée », puisque toutes sont vendues. Je laisse toutefois quelques images-souvenirs.

« Le ciel cachait son infini. Particulièrement bas, il rendait l’herbe émeraude et pesante. Nous n’étions pas cernés de silence : la cendre évanescente de la voûte révoltée et boudeuse faisait mine de propager un souffle, un sifflet continue bien qu’atténué, assourdi.
Tout au long de ce court trajet en voiture, moucheté de vaches et de quelques moutons tout récemment tondus, je t’observais à la dérobée…»

« J’avais à peine déposé mes lèvres en bord de tasse – c’était encore trop bouillant pour aller plus loin – lorsqu’un trèfle à 4 feuilles me sauta aux yeux. Né au beau milieu de gravillons inégaux de tailles comme de couleurs (du blanc au noir en passant par tous les camaïeux de gris colorés), il trônait à côté de quelques frères et sœurs et exposait ses pétales moyens et assez parfaits : peu de microscopiques bestioles l’avaient grignoté en effet. Un vent presque frais ramenait une bruine si fine qu’elle ne se voyait pas. Elle se ressentait. Le trèfle vert pâle possédait un faible liseré blanc qui le rendait pensif et presque nostalgique…»

Technique mixte sur papier, boutons-d’or et trèfles à quatre feuilles ; cadres de différents formats (2024).
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